Le pays que j’aime de Caterina Bonvici

Edité en 2016. Italie

Correva l’anno del nostro amore

Caterina Bonvici

Valerio et Olivia grandissent ensemble dans la magnifique villa de la famille Morganti, à Bologne : Olivia est l’héritière des Morganti, de riches entrepreneurs du bâtiment, et Valerio est le fils du jardinier. Après avoir partagé une enfance de rêve, ils ne cessent de se séparer, de se retrouver, puis de se perdre de nouveau. Valerio suit d’abord sa mère à Rome quand celle-ci quitte son père. Plus tard, alors qu’ils sont étudiants, c’est Olivia qui part à Paris pour échapper aux disputes de son clan. Chacun d’eux est animé de forces centrifuges qui les empêchent de poursuivre leur relation, aussi sincère que burlesque. Valerio est ambitieux et poursuit le rêve de devenir magistrat, Olivia, elle, tente désespérément de trouver son chemin. Autour d’eux, c’est toute l’Italie berlusconienne qui tangue comme un bateau ivre et avance inexorablement vers un naufrage tragicomique.
Le pays que j’aime parcourt l’histoire italienne récente, de 1975 à 2013, à travers le destin d’un couple, d’une famille et de toute une société. Les répliques fusent dans cette cruelle comédie à l’italienne, menée tambour battant grâce au talent de Caterina Bonvicini.

Un très beau roman sur une amitié improbable qui débute au coeur des années de plomb On y retrouve un peu du Jardin des Finzi Contini et de L’été ou j’ai grandi. Mais on ne se lasse pas de cette littérature italienne qui n’a de cesse de nous rappeler l’horreur de ces années où chacun essayait de survivre alors que quelques-uns s’enrichissaient impunément.

Le pays que j’aime

Née à Florence en 1974, Caterina Bonvici est romancière, nouvelliste et auteur pour la jeunesse. D’elle, les Editions Gallimard ont déjà publié L’équilibre des requins, Grand Prix de l’Héroïne Madame Figaro, Le lent sourire et Le pays que j’aime.

N’oublie rien en chemin de Anne-Sophie Moszkowicz

Edité en 2017. France

Anne-Sophie Moszkowicz

Lyon, été 2017. À la mort de sa grand-mère qu’elle adorait, Sandra, quarante ans, se voit remettre des lettres et des carnets de son aïeule. Rivka y livre un témoignage poignant sur sa jeunesse dans le Paris de l’Occupation, les rafles, la terreur, le chaos. Mais il y a plus. Par-delà la mort, la vieille femme demande à sa petite-fille d’accomplir une mission.
Une mission qui obligera Sandra à retourner à Paris, ville maudite, sur les traces de son amour de jeunesse, Alexandre. Un homme étrange, hypnotique et manipulateur dont Sandra ne pensait plus jamais croiser la route… Pour elle, l’heure est venue d’affronter ses démons.

Un premier roman tourmenté et captivant qui traite du devoir de mémoire.

N’oublie rien en chemin

Anne-Sophie Moszkowicz est née à Nice en 1984. Elle vit aujourd’hui à Paris où elle travaille dans l’édition. Sa famille lui a transmis deux choses : l’importance de la mémoire et la passion des mots. À l’heure de fonder sa propre famille, ses racines la rattrapent. L’écriture s’impose à elle.

Marie-Christine Rivot est partie… – Authume – 1er août 2018

Marie-Christine Rivot est partie…

Authume (Jura) – 1er août 2018

Marie-Christine était l’une des correctrices de mes productions littéraires depuis une dizaine d’années. Au terme d’une maladie contre laquelle elle s’est battue pendant trois années, elle nous a quittés le 1er août 2018.

Lors de ses obsèques qui ont eu lieu à Dole le 6 août 2018, j’ai tenu à lui rendre l’hommage qu’elle méritait.

La paix retrouvée

De ses maux à mes mots

« Marie-Christine et moi nous sommes rencontrés en 1988. Bien que presque voisins authumois, c’est à mon cabinet de Dole que nos vies se sont d’abord croisées. Peu tolérante aux pollens, elle avait besoin d’un soutien médical pour l’aider à traverser ses printemps sans encombre et à mieux supporter ses maux (lire MAUX). Nous prîmes le temps de mieux nous connaître. Progressivement, les consultations changèrent de physionomie. Avec les années, le contenu en devint moins médical, un peu plus littéraire. Nous avions souvent l’occasion d’échanger sur la langue française. Ses charmes. Ses pièges. Ses méandres et ses facéties. Les réformes aussi que tout Enarque qui se respecte met un point d’honneur à concevoir pour la rendre plus simple voire simpliste en lui volant son âme pour en faire un langage pauvre et insipide.

Plus tard, ce sont mes mots à moi (lire MOTS) qui m’ont poussé à lui demander son aide. Le lecteur impénitent que j’étais avait basculé dans l’univers de l’écriture. Ce monde dont les rivages semblent toujours plus inaccessibles tant son exploration est longue, fastidieuse et dévorante. Mais Ô combien passionnante !

Et que de moments à échanger sur tel mot ou telle formule. Un style plutôt qu’un autre. Ce verbe là plutôt que celui-ci. Peut-être un moins d’adjectif. Ne vaudrait-il pas mieux alléger cette phrase dont la lourdeur nuit au rythme du texte. Nous étions très loin des banales fautes d’orthographe. A l’occasion de trois de mes projets littéraires, Marie-Christine m’avait embarqué avec elle dans ses analyses et ses explications qui éclairaient tout. La difficulté s’effaçait au profit de la compréhension. L’obscurité s’estompait. La lumière arrivait. Pleine de modestie, c’est avec beaucoup d’humour et de gentillesse qu’elle exerçait un art certain de la pédagogie et de la vulgarisation.

A travers elle, la langue française prenait le visage d’une femme simple, généreuse et toujours disponible.

Et ce fut toujours pour moi un réel plaisir que de me faire corriger par elle. La correction n’en était que plus douce. Je savais qu’après être passé à la moulinette bienveillante de sa lecture, je n’en sortirai que grandi. Prêt à affronter de nouveau les tourments de l’écrivain devant sa page blanche, en ayant à l’esprit la pertinence et la perspicacité de son jugement.

Dans les derniers mois de sa vie, elle a encore su trouver le temps et la force de corriger très consciencieusement les presque deux cents pages du brouillon de mon futur ouvrage. Un recueil d’une dizaine de nouvelles qui devrait s’intituler L’erreur de trop.

Marie-Christine, je ne savais pas que la fiction nous rattraperait à ce point et que la vie nous ferait cette vilaine farce !

Cette erreur de plus, cette erreur de trop. Celle de ton départ si tôt et si loin de nous.

Ce prochain livre te sera dédié.

Je ne t’oublierai pas Marie-Christine. Et tu seras toujours là pour m’aider à avancer dans le monde des mots. »

Michel BRIGNOT

Dole – 6 août 2018

Obsèques de Marie-Christine RIVOT

Tiens ferme ta couronne de Yannick Haenel

Edité en 2017. France

Prix Médicis 2017

Yannick Haenel

C’est un livre fou, génial, addictif et sombrement poétique. L’alcool coule à flots et les phrases pétillent. Avec Tiens ferme ta couronne, l’auteur tient son odyssée. Une odyssée à la poursuite de Herman Melville, de Michael Cimino, d’un dalmatien nommée Sabbat, de la déesse Diane et de tant d’autres.

Cette histoire délirante est d’abord celle d’un scénario impossible écrit par un écrivain prénommé Jean et qui pourrait bien ressembler à Haenel. Un double putatif qui mis des années à écrire The Great Melville, un biopic sur l’auteur de Moby Dick. 700 pages, un angle particulier pour un film forcément à gros budget. Tous les producteurs contactés, aussi attentifs soient-ils, refusent de prendre le risque.

Sans compter que l’écrivain est un piètre vendeur de son projet. Quand on lui demande de quoi traite ce scénario, il répond : « De l’intérieur mystiquement alvéolé de la tête de Melville » (une référence à la baleine) et se demande si c’est le mot mystiquement ou alvéolé qui provoque la stupeur, sans penser que les deux termes associés font encore plus peur.

Tiens ferme ta couronne

Pour notre ami, un seul réalisateur peut le comprendre et aimer ce scénario insensé: Michael Cimino, celui du Voyage au bout de l’enfer, de La Porte du paradis et de The Sunchaser. « Oui, Cimino, à travers ses films, (…) explorait l’échec du rêve américain, la manière dont cette nation faite de toutes les nations, cette terre d’émigrés qui promettait de devenir le pays de tous les immigrés, une sorte d’utopie des minorités telle que précisément on la perçoit dans les romans de Melville, s’était retournée contre l’idée même d’émigration universelle et avait systématiquement écrasé ceux qui s’obstinaient à en poursuivre le rêve, c’est-à-dire avant tout les pauvres. »

Yannick Haenel, né le 23 septembre 1967est un écrivain français, co-fondateur de la revue Ligne de risque.

Cueilleur d’éclats – Souffle court Editions

Cueilleur d’éclats

C’est le titre du très beau livre de textes et de photographies que Souffle court Editions prévoient de sortir à l’automne prochain sous la direction de Philippe Vieille. Au côté de 11 autres écrivains, j’ai été convié à produire une fiction en m’inspirant des sculptures de YaNn Perrier. L’homme a du talent et ne manque pas de générosité. Ses oeuvres racontent des histoires qu’il faut savoir découvrir. L’artiste s’emploie à redonner vie au bois mort dans son atelier de Ravilloles près de Saint-Claude.

Le travail d’écriture est en cours. Soyez patients ! L’ouvrage sera très beau. Je n’en doute pas…

Authume (Jura) – 23 juillet 2018

« Chandelle » de YaNn Perrier

Paré pour les salons littéraires et les manifestations culturelles !!!

Paré pour les salons littéraires et les manifestations culturelles !!!

Michel BRIGNOT – Auteur – michelbrignot@gmail.comhttp://www.michelbrignot.com

Michel BRIGNOT – Auteur

Un dimanche de livres – Chamblay – 14 octobre 2018

Je serai présent sur le salon « Un dimanche de livres » à la salle des fêtes de Chamblay (Jura) le dimanche 14 octobre 2018 de 10h à 18h. Manifestation organisée par la Confrérie Saint-Nicolas des Radeliers de la Loue.

Au plaisir de vous y rencontrer pour vous y présenter et dédicacer mes derniers ouvrages !!!

Un dimanche de livres – Chamblay – 14 octobre 2018

Talents et Saveurs – Besançon – 16 au 18 novembre 2018

Je serai présent du 16 au 18 novembre 2018 à Besançon sur le salon Talents et Saveurs pour vous y présenter et y dédicacer mes derniers livres.

A bientôt et au plaisir de vous y voir.

Talents et Saveurs – Besançon – 16 au 18 novembre 2018

Zaï zaï zaï zaï de Fabcaro

Edité en 2015. France

Fabcaro

C’est une première dans ce blog. Cet ouvrage est une BD.

« Les filles, c’est papa… Ecoutez, je ne rentrerai pas à la maison ce soir… et peut-être même pendant quelques jours… Vous avez peut-être déjà regardé les infos… Je veux que vous sachiez que votre papa n’est pas un bandit… »

Un auteur de bande dessinée, alors qu’il fait ses courses, réalise qu’il n’a pas sur lui la carte de fidélité du magasin. La caissière appelle le vigile, mais quand celui-ci arrive, l’auteur le menace et parvient à s’enfuir.

La police est alertée. S’engage alors une traque sans merci, le fugitif traversant la région en stop, battant la campagne, partagé entre remord et questions existentielles.

Assez vite les médias s’emparent de l’affaire et le pays est en émoi. L’histoire du fugitif est sur toutes les lèvres et divise la société, entre psychose et volonté d’engagement, entre compassion et idées fascisantes. Car finalement, on connait mal l’auteur de la BD. Il pourrait bien constituer une menace pour l’ensemble de la société.

Voici le nouveau récit choral de l’imparable Fabcaro, entre road-movie et fait divers, l’auteur fait surgir autour de son personnage en fuite toutes les figures marquantes – et concernées – de la société (famille, médias, police, voisinage, …) et l’on reste sans voix face à ce déferlement de réactions improbables ou, au contraire, bien trop prévisibles. Cet ouvrage est décalé et va encore plus loin qu’un simple humour du second degré qui en devient ici commun.

Zaï zaï zaï zaï

Et que dire de la chute qui nous éclaire sur le titre de l’ouvrage. Dernière grimace de l’auteur.

Ce livre est une petite pépite que je n’aurais jamais songé à lire si une certaine Marie ne me l’avait offerte. Merci encore !

Fabrice Caro dit Fabcaro, né le 10 août 1973 à Montpellier, est un auteur français de bande dessinée. La bande dessinée Zaï zaï zaï zaï parue en 2015 a remporté de nombreux prix : Prix Landerneau BD « Coup de coeur » – Grand prix de la critique 2015 – Prix Ouest France quai des bulles 2015 – Prix des libraires de bande dessinée 2016 – Prix SNCF du polar 2016 catégorie BD.

Pactum salis d’Olivier Bourdeaut

Edité en 2018. France

Olivier Bourdeaut

Très improbable, cette amitié entre un paludier misanthrope, ex-Parisien installé près de Guérande, et un agent immobilier ambitieux, prêt à tout pour « réussir ». Le premier mène une vie quasi monacale, déconnecté avec bonheur de toute technologie, tandis que le second gare avec fierté sa Porsche devant les boîtes de nuit. Liés à la fois par une promesse absurde et par une fascination réciproque, ils vont passer une semaine à tenter de s‘apprivoiser, au cœur des marais salants. « À ses pieds s’étendait une galerie de miroirs froissés de friselis qui mélangeaient orange et rouge du ciel en une couleur d’orange sanguine. » Les mots que l’auteur utilise  pour dépeindre les paysages sont comme les couleurs que l’artiste jette sur sa toile, on a vraiment l’impression d’avoir les marais salants bretons devant nos yeux, et par ailleurs  on note aussi une grande place laissée  aux descriptions et  mots un peu « savants » pour des néophytes citadins comme nous ( des termes comme « traict » ou « mousse »).

Un duel épique et pour le moins étrange dont le dénouement vous désarmera…

Pactum salis

Olivier Bourdeaut signe ici un second roman qui nous fait découvrir autrement la presqu’île de Guérande et ses charmes mystérieux.

Olivier Bourdeaut est né au bord de l’Océan Atlantique en 1980. L’Education Nationale, refusant de comprendre ce qu’il voulait apprendre, lui rendit très vite sa liberté. Dès lors, grâce à l’absence lumineuse de télévision chez lui, il put lire beaucoup et rêvasser énormément. Durant dix ans il  travailla dans l’immobilier allant de fiascos en échecs avec un enthousiasme constant.  Puis, pendant deux ans, il devint responsable d’une agence d’experts en plomb, responsable d’une assistante plus diplômée que lui et responsable de chasseurs de termites, mais les insectes achevèrent de ronger sa responsabilité. Il fut aussi ouvreur de robinets dans un hôpital, factotum dans une maison d’édition de livres scolaires – un comble – et cueilleur de fleur de sel de Guérande au Croisic, entre autres.
Il a toujours voulu écrire. En attendant Bojangles a été son premier roman.