Albert Meney est mort – 25 février 2015

Albert Meney a été mon instituteur de Cours Moyen dans mon école dijonnaise de la rue Chevreul à la fin des années 1960. A l’époque, jeune écolier, sortant à peine de l’enfance, j’ignorais tout de son passé de résistant et de militant du Parti Communiste Français, mais j’avais déjà senti que ce bonhomme “avait de la trempe“, une certaine verve et qu’il savait s’y prendre avec ses élèves. Il était un ardent défenseur de la laïcité et de l’égalité des chances pour tous à l’école.

Bref, il m’avait marqué…

Dans un des livres qu’il avait édités, il avait écrit : “L’école émancipatrice parce qu’émancipée est le lieu de l’émergence de l’homme libre, car maître de sa propre pensée. En cela, l’école laïque est celle de la liberté, sachant faire la distinction entre croire et savoir, entre conviction et connaissance.“

Il vient de mourir le 21 février 2015 à l’âge de 96 ans. Avec lui, c’est un peu de mon enfance qui s’en va aussi…

Je l’avais retrouvé en 2007 près de 40 ans après que nous nous soyons perdus de vue. Mon instituteur d’antan était devenu peu à peu mon ami avec lequel j’aimais bien passer des heures à discuter de tout et de rien. Le vouvoiement avait cédé la place au tutoiement. Le Monsieur de mon enfance était devenu Albert. Pour le remercier de m’avoir enseigné l’art de la vie et donné le gout des études et de la curiosité, je lui avais proposé de préfacer mon premier recueil de nouvelles sorti en 2008. Il avait gentîment accepté d’écrire la première page de “Hors du bocal“, sorti en 2008. Depuis, nous avions gardé l’habitude de nous retrouver très régulièrement chez lui à Dijon ou dans sa ferme de Rome à Bèze. Il était même venu passer un dimanche chez moi, à Authume, près de Dole.

Je suis allé lui dire au revoir cet après-midi à Dijon…

Albert Meney
Albert Meney

Préface de “Hors du bocal“

Pour nous raconter son enfance, Michel BRIGNOT a choisi un titre qui peut nous surprendre : “Hors du bocal“.

C’est bien là, en effet, l’événement capital, non sans danger, qui nous renvoie une humanité très diverse.

Cela fait penser à cet homme préhistorique qui, à sa façon, se libère de son environnement. Il prend place parmi les Terriens et va affronter d’infinies difficultés.

Danièle et son frère vont cheminer dans une famille qui nous est présentée avec un style de bon aloi, dans un vocabulaire précis jusqu’au plus petit détail, avec aussi beaucoup d’imagination.

On y découvre des sentiments multiples. Pour n’en citer que quelques-uns, la naïveté de l’enfant au Ballon d’Alsace, la timidité de ce petit garçon qui parlait difficilement, sa poésie lorsque le plateau de fromages devient à ses yeux un village.

Voici quelques exemples, au milieu de beaucoup d’autres, qui vous inciteront à lire cet ouvrage, mémoire bien écrit, souvent humoristique.

Michel BRIGNOT a su trouver le ton juste pour restituer le souvenir, l’authenticité des émotions et rendre ainsi hommage à ceux qui l’ont  aidé à grandir.

Albert MENEY – Dijon – Mars 2007

Instituteur du jeune Terrien entre 1966 et 1968 – Ecole Primaire Chevreul de Dijon

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