Rames en rimes

Rames en rimes – Petit glossaire drotalique et poétique de l’aviron – Michel BRIGNOT
Petit glossaire de l’aviron en vers et en prose. Le livre que tout rameur, tout amoureux de l’aviron  ou tout amateur de poésies devra avoir dans sa poche…

Sortie prévue le 6 juillet 2020

Rames en rimes

Rames en rimes Petit glossaire drolatique et poétique de l’aviron – Textes en vers et en prose – Préface de Jérémie Azou et Pierre Houin (médaillés d’or en aviron aux J.O. de Rio de Janeiro – 2016) – 208 pages – Couverture cartonnée – Format 18 X 11 cm – Editions du Chemin Blanc – 2020 – ISBN 9782954185712 – 10 euros sans les frais de port.

Disponible auprès de l’auteur sur son site : https://www.payfacile.com/chemin-blanc/s/rames-en-rimes. Disponible sur le stand de Mag Aviron ou sur le site de Mag Aviron. Le livre sera également présenté sur les clubs et sur les régates à l’occasion de séances de dédicaces.

Avant-propos

 Convenons que l’aviron est une affaire sérieuse. Sa pratique repose sur des règles strictes que chacun doit connaître. Et, comme dans tout sport, un vocabulaire spécifique y fleurit. Tout pratiquant se doit d’en faire l’apprentissage pour comprendre ce qu’on attend de lui et pour pouvoir converser avec d’autres rameurs tout à son aise. En même temps que l’on apprend à ramer, on doit apprendre à écouter, à comprendre et à parler, car tout mot a une signification précise. C’est ce que je pensais jusqu’à ce que je m’aperçoive que certaines expressions avaient plusieurs sens dont certains très éloignés de leur utilisation première dans le domaine de l’aviron. Et quand on constate que certains mots en deviennent drôles, pas si sûr que l’aviron soit toujours une affaire aussi sérieuse qu’il y paraît de prime abord. Mais rassurez-vous ! J’ai tenu à garder les définitions de chaque expression, car ce petit ouvrage se veut avant tout didactique. Elles apparaissent alors en italique. Pour le reste, essayez de suivre le sillage de mon esprit qui est parfois (souvent) sorti du balisage. Bonne lecture à tous et bonne navigation dans cet univers merveilleux du vocabulaire des rameurs ! Et qu’Alphonse de Lamartine, de là où il est, veuille bien m’excuser de l’avoir entraîné dans cette galère. Nul doute qu’il aurait su trouver les mots justes pour faire des rimes avec des rames.

Michel BRIGNOT

Préface de Jérémie AZOU

Toute discipline construit son identité autour de ses règles et de sa sémantique. Le jargon n’est donc pas une simple liste de vocabulaire, c’est un brin d’ADN fermement accroché au patrimoine immatériel d’un sport. L’aviron ne déroge pas à la règle. S’attaquer à son lexique est un exercice difficile. Il semble même impossible pour une personne ne s’étant jamais essayé à l’activité. Heureusement, derrière la blouse blanche du médecin se cache le rameur et l’écrivain. Cette double casquette donne à Michel toute l’aisance nécessaire pour transformer ce défi en terrain de jeu. Dans cet ouvrage il dépoussière, sélectionne, puis donne un supplément d’âme aux mots qu’il a choisis. Grâce à son style poétique et didactique, il séduit aussi bien la curiosité des néophytes que l’œil avisé des puristes. Laissez-vous donc embarquer dans ce récit plein de nuances, où le plaisir de lire vous incite à tourner les pages à haute cadence.
Un grand merci à l’auteur pour son travail et cette nouvelle mise à l’honneur d’un sport qui m’est cher.

Jérémie AZOU – Champion olympique 2X PL avec Pierre HOUIN – Rio de Janeiro – 2016

Préface de Pierre HOUIN

De sa plume, Michel a toujours su faire des merveilles. Qu’il s’agisse de paysages ou de sensations, ce philosophe du moindre instant vous dévoile le monde tel qu’il le perçoit. À sa façon. La singularité de ses propos trouve écho en chacun de nous afin de nous faire nous sentir concerné dans tous ces récits. Rameur passionné, il établit mieux que personne le lien entre un univers méconnu du plus grand nombre et le monde des non-initiés. Jouant avec les mots et les images, il nous apprend à voir les choses autrement, à percevoir l’imperceptible.
Michel veut ici remettre un lexique plus ou moins connu dans un contexte spécifique : celui de ce sport noble qu’est l’Aviron. Mieux encore, l’idée d’associer cette noblesse à un art telle que la poésie. Quoi de plus évident ?
Quoi qu’il en soit, l’artiste en question saura puiser, comme toujours, dans son expérience personnelle ainsi que dans son indéniable talent de prose pour vous transporter au fil de l’eau.

Pierre HOUIN – Champion olympique 2X PL avec Jérémie AZOU – Rio de Janeiro – 2016

Michel BRIGNOT – Rames en rimes 

« Loin de moi le bruit mat des caresses de l’eau
Sur le plat de mes rames, fini ce doux frottement
Ce son qui accompagne les rameurs jouvenceaux
Et les quitte dès qu’ils sont devenus plus brillants. »

Quelle drôle d’idée d’avoir eu envie de parler ainsi de l’aviron ! C’est la faute des rameurs et des lieux merveilleux qu’ils fréquentent. S’ils ne m’avaient pas inspiré, je n’en serais pas là et vous non plus.
Alors, laissez-vous aller dans ce monde magique des mots de l’aviron. Ils en disent bien plus qu’il n’y paraît de prime abord.

La rançon du virus – Michel BRIGNOT – 12 juin 2020

Si la leçon pouvait servir à quelque chose…

Le désert d’après…

La rançon du virus

Tout s’écroule, tout se meurt, l’économie défaille
Une fois que des humains le virus s’est lassé
Il poursuit son chemin, grand voleur, vile canaille
Qui ne laisse plus un sou après être passé

Les états sont ruinés, fauchés comme les blés
Qui n’est pas mort hier succombera demain
De famine, de misère, place à la pauvreté
Il y a maintenant pour mille ce qu’il y avait pour un

Une autre maladie s’abat sur les pays
Qui ont du emprunter, se coller des crédits
Sur le dos, les banquiers travaillent jours et nuits
Pour vendre de l’argent même aux plus démunis

Quand Covid sera loin, qu’on l’aura oublié
Il nous restera encore quelques pensées funestes
Pour ce virus infâme qui deux fois aura tué
Une fois par la fièvre, des temps modernes peste

Une autre fois, vorace, en vidant les trésors
En saignant les nations pour n’en laisser plus rien
Il y aura des cailloux quand il y avait de l’or
Les hommes devront apprendre à vivre un peu moins bien

À retrouver le gout des joies originelles
À fondre de plaisir devant un fruit bien mûr
À succomber mollement à cette voix qui appelle
À admettre que moins bien c’est tellement mieux que rien.

Michel BRIGNOT – Authume – 12 juin 2020

Les poils des confinés – Michel BRIGNOT – 6 juin 2020

Les effets collatéraux du confinement pendant la pandémie Covid. C’est pour rire…

Les poils des confinés (déconfinés)

Depuis que les visages du monde ont disparu
Qu’avec les yeux des autres on doit faire bon ménage
Plus de poilus, barbus, hirsutes et moustachus
Les mentons sont cloitrés, enfermés dans des cages

Les bouches sont voilées, étouffées sous un drap
Ne savent plus bailler, parler, rire et crier
Les narines sont privées du plaisir, de la joie
De humer les aromes, les fragrances renifler

Derrière les masques se cachent des systèmes pileux
Des fournis, des touffus, d’autres plus désertiques
Qui ne nous sont plus rien, est ce un jeune ou un vieux
Celui dont la moitié de face nous fait la nique

Tout le monde se ressemble, le masque nous rend glabre
Le tissu nous fait tous des mentons plus que doux
Et des joues aussi lisses que la surface du marbre
Plus de barbes fournies, de poils noirs, blancs ou roux

Lorsque l’heure sonnera d’abattre cet écran
Il y aura de nouveau devant nous des humains
Poilus, barbus, hirsutes, il sera alors temps
De confier ces tignasses aux impatientes mains

Du coiffeur dont les lames, ciseaux fous et rasoirs
Seront restées longtemps planquées et confinées
Le barbier libéré, des fourmis dans les doigts
Se fera une joie de tout égaliser.

Michel BRIGNOT – Authume – 6 juin 2020