On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi

Edité en 2017. France.

Michel Bussi

C’était la première fois que je lisais un roman de Michel Bussi. Bien m’en a pris. Je suis tombé sous le charme de cet écrivain. Son style, bien que simple, est très efficace. Et l’intrigue de ce polar à plusieurs volets m’a tenu en haleine jusqu’à la dernière page.

Du désert sahélien à la jungle urbaine marseillaise, en quatre jours et trois nuits… Un suspense renversant et bouleversant.

“– Qu’est-ce qui ne va pas, Leyli ? Vous êtes jolie. Vous avez trois jolis enfants. Bamby, Alpha, Tidiane. Vous vous en êtes bien sortie. – Ce sont les apparences, tout ça. Du vent. Il nous manque l‘essentiel. Je suis une mauvaise mère. Mes trois enfants sont condamnés. Mon seul espoir est que l’un d’eux, l’un d’eux peut-être, échappe au sortilège.Elle ferma les yeux. Il demanda encore : – Qui l’a lancé, ce sortilège ? – Vous. Moi. La terre entière. Personne n’est innocent dans cette affaire.“

Quelle est le fil qui relie tous ces migrants à cet homme qui a fait fortune en créant une société les aidant à fuir leur pays et à rejoindre la France ?

Qui est le véritable père de Bamby, cet homme dont Leyli s’est retrouvée enceinte sans jamais l’avoir vu ?

Et qui sont ces policiers dont l’intégrité laisse à désirer ?

Et ce maitre d’hôtel dont les souvenirs ne sont peut-être que des inventions de son esprit…

Michel Bussi nous convie dans cette course haletante où vous croiserez la route de tous ces personnages avant d’arriver aux dernières pages du livre sans vous en être rendu compte, tellement le rythme de l’intrigue est soutenu.

A la fin de son roman, Michel Bussi remercie Pierre Perret de lui avoir prêté les paroles de sa chanson Lily.

On la trouvait plutôt jolie

Michel Bussi, né le 29 avril 1965 à Louviers dans le département de l’Eure, est un écrivain et politologue français, professeur de géographie à l’université de Rouen, où il a dirigé une UMR du CNRS jusqu’en 2016. Il est spécialiste de géographie électorale.

En janvier 2017, il est selon le classement GFK – Le Figaro, deuxième écrivain français en nombre de livres vendus, derrière Guillaume Musso (plus d’un million d’exemplaires vendus). Il est entré dans ce classement en 2014, à la 8èmeplace (près de 480 000 livres vendus en 2013) puis à la 5ème en 2015 (près de 840 000 livres vendus en 2014), puis à la 3ème en 2016 (plus d’un million de livres vendus).

La bête de Kenneth Cook

Edité en 1980. Australie.

Kenneth Cook
Kenneth Cook

Pig

L’écologiste Alan Treval et son fils Michael, jeune musicien idéaliste et sans retenue, sillonnent le bush dans le cadre de leur fonction de défense de l’environnement. Alan connaît par coeur cette région. Il sait y voir et y reconnaitre chaque indice, lire dans la végétation et sur le sol, écouter les bruits et deviner les messages du ciel et du vent. Un jour, ils arrivent dans un village qui vient d’être secoué et traumatisé par un évènement peu commun. Un animal géant, apparemment un cochon sauvage, agresse les animaux, le bétail et les hommes qui n’ont de cesse de vouloir le capturer. L’enquête commence pour retrouver les traces de cet animal que chacun décrit en le grandissant davantage et en le rendant encore plus hideux. Au fil de l’histoire, le comportement de l’animal semble de plus en plus étrange à Alan qui lui prête presque des intentions humaines, une forme d’intelligence peu commune chez les autres cochons de plus petite taille, comme si le monstre avait un compte personnel à régler avec l’homme. Va alors commencer une longue traque dans laquelle le père et le fils vont se lancer pour capturer l’animal fantastique. Mais la bête saura déjouer tous les pièges qu’on va lui tendre, devinant par avance les intentions de ses pourchassants. Alan et Michaël  vont bientôt bénéficier de l’aide d’Anne et de son père Tom Robbins,  un vieil alcoolique roublard qui passe son temps à faire des paris en espérant gagner quelques gouttes de plus à boire.

La poursuite de la bête va finalement se transformer en un duel singulier entre Alan et le monstre dont chacun des deux sait qu’il ne sortira vainqueur qu’après avoir définitivement éliminé l’autre…

Une longue intrigue dans un milieu naturel et hostile que Kenneth Cook connait bien et décrit parfaitement.

Un thriller écologique qui ne cesse complètement qu’au point final…

Alors, qui viendra finalement à bout de cette lutte acharnée entre l’homme intrépide et l’animal diabolique ?

Kenneth Cook, né le 5 mai 1929 à Lakemba en Nouvelle-Galles du Sud et mort le 18 avril 1987, est un journaliste, réalisateur, scénariste et écrivain australien. Il a étudié à Fort Street High School . Il a fondé un nouveau parti politique ainsi que la première ferme de papillons en Australie. Il est mort d’une crise cardiaque en 1987.

Son roman, Wake in Fright, a été adapté en 1971 au cinéma par Ted Kotcheff sous le titre Réveil dans la terreur.