Dole notre ville – N°240 – Juillet – Août 2021

L’Écho de Franche-Comté – Printemps 2021 – N°61

J’apparais dans l’Écho de Franche-Comté, la revue de la Société Littéraire de la Poste, pour ma nomination au Prix Louis Pergaud 2020.

Remise du Prix Louis Pergaud 2020 – La Voix du Jura – 17 juin 2021

Article paru dans La Voix du Jura le jeudi 17 juin 2021 sous la plume de Jean-Luc Millet.

Remise du Prix Louis Pergaud 2020 – Dole – 7 juin 2021

Dole – 7 juin 2021

Alors que je raconte l’histoire de la rencontre de Louis Pergaud et de la jeune Lisa sans oublier de rendre hommage aux artisans du savoir et de la connaissance que sont les enseignants… avec une pensée émue pour Albert, mon instituteur de Cours Moyen.

Photographie due à l’obligeance d’Annick Gautheron

Remise du Prix Louis Pergaud 2020 – Dole – 7 juin 2021

À l’occasion de la remise de ce prix littéraire, j’ai eu le plaisir de recevoir la médaille d’honneur de la Ville de Dole des mains de Jean-Baptiste GAGNOUX, maire de la ville, et la médaille d’honneur de l’Association des Franc-Comtois à Paris et en Île de France, des mains de Pierre GERARD, président de l’association.

Merci à tous de m’avoir fait le bonheur de votre présence ce jour-là.

Remise du Prix Louis Pergaud 2020 – Dole – 7 juin 2021

Dole (Jura) – Lundi 7 juin 2021 – Remise du Prix Louis Pergaud 2020 en Salle Edgar Faure à la mairie.

Photographies dues à l’obligeance de Gaston BULLE, régisseur de l’Amicale Photographique des Usines Solvay (APUS). Merci à lui !

Remise du Prix Louis Pergaud 2020 – Dole – 7 juin 2021

Un Dolois Lauréat du Prix Louis Pergaud

(Ville de Dole – Page Facebook)

Chaque année, depuis 1953, le prix Louis-Pergaud récompense un écrivain dont l’ouvrage évoque la Franche-Comté. En 2020, le jury a attribué ce prix littéraire à Michel Brignot, médecin dolois, pour son recueil de nouvelles « L’erreur de trop », préfacé par André Bresson, lauréat du même prix en 1959. La cérémonie de remise officielle de cette distinction s’est déroulée lundi 7 juin, en présence notamment du Maire de Dole, Jean-Baptiste Gagnoux, du conseiller municipal délégué chargé des politiques culturelles, Jean-Philippe Lefèvre et de l’écrivain André Besson.

Prix Louis Pergaud 2020 – Dole – 7 juin 2021 – FR3 Franche-Comté

Pour voir ou revoir l’interview de FR3 Franche-Comté à l’occasion de la remise du Prix Louis Pergaud 2020 le lundi 7 juin 2021 à Dole, cliquer sur l’icône ci-dessous.

Remise du Prix Louis Pergaud 2020 – Dole – 7 juin 2021

Dole – 7 juin 2021

On m’a remis le Prix Louis Pergaud 2020 en mairie de Dole devant des institutionnels et des élus, des amis, des membres de ma famille et de nombreux représentants du monde associatif littéraire, culturel et sportif.

De gauche à droite : Philippe VIEILLE l’éditeur, Pierre GERARD, président du jury et moi-même

Le texte que j’ai lu à l’occasion de la remise de mon prix :

« Je vais vous raconter une histoire qui pourrait être arrivée.

Nous sommes en juin 1914. Louis Pergaud, jeune instituteur, traîne dans sa campagne franc-comtoise, un sac sur le dos. L’air est chaud d’un soleil estival. Au bord du chemin, il découvre une fillette qui le regarde de ses grands yeux incrédules sous la garde bienveillante de sa mère. Louis s’arrête et s’adresse à la petite :

— Eh bien, toi, comment t’appelles-tu ?

— Lisa, répondit-elle timidement

— Est-ce-que tu sais lire Lisa ?

— Non, Monsieur, pas encore, mais elle apprend, répondit la mère, couvrant les épaules de la petite d’un geste protecteur.           

Louis ouvre alors son sac. Il en sort un livre qu’il tend à la mère. Sur la couverture, on peut en lire le titre, « La Guerre des Boutons », le livre qu’il a écrit deux ans auparavant.

— Tenez Madame, vous lui donnerez de ma part quand elle saura lire. Et vous lui expliquerez que l’amour des mots est l’un des plus beaux cadeaux que la vie puisse nous faire.

La mère prend délicatement le livre. D’un regard, sans un mot, elle remercie l’écrivain. Louis se remet en route, les quittant d’un signe de la main. Il n’imagine pas que dans quelques semaines l’Europe basculera dans le fracas et dans l’horreur. Il ne sait pas qu’il ne survivra pas à cet enfer.

Moi aussi, quand j’étais enfant, comme Lisa, un instituteur a croisé mon chemin. Il s’appelait Albert. Il m’a ouvert à la connaissance. Il m’a permis de découvrir ce merveilleux univers des mots. D’abord ceux des autres, ceux qu’on lit. Tous ces textes qui finissent par nous donner envie d’en créer nous-même. Puis les mots qu’on écrit. Pour être lu à notre tour.

Si Lisa n’avait pas rencontré Louis, si Albert n’avait pas éveillé ma curiosité, nous ne serions pas là aujourd’hui à l’occasion de cette remise du Prix Louis Pergaud. Que ce moment soit pour moi l’occasion de rendre hommage à ces artisans de la connaissance que sont les institutrices et les instituteurs. Ceux qu’on appelait jadis les maîtresses et les maîtres d’école. Sans eux, il n’y aurait rien de possible. L’amour des parents est important mais il ne suffit pas. Il en faut un peu plus pour nous amener à découvrir le monde et toutes ses richesses.

Si Louis Pergaud avait vécu un peu plus, au lieu de mourir en avril 1915 à l’âge du Christ, il aurait peut-être croisé le chemin d’une jeune femme. Elle se serait présentée à lui :

— Monsieur Pergaud, il y a trente ans, vous m’avez offert l’un de vos livres. « La Guerre des Boutons »

— Et vous l’avez aimé ? Madame…?

— Je m’appelle Lisa, Monsieur ! Oui, follement. Et depuis, j’en ai lu bien d’autres

— Et que faites-vous de votre vie à présent, Lisa ?

— J’enseigne. J’apprends à lire et à compter à de jeunes enfants. Je les prépare à la vie

— Alors, je suis heureux de vous avoir rencontré Lisa. Que mon livre ait au moins servi à cela…

On ne saura jamais si cette histoire ne s’est pas réellement passée. Avec les mots, vous savez, tout est toujours possible…

Pour terminer, comment ne pas vous dire à quel point je suis profondément touché par ce Prix Louis Pergaud qu’on me remet aujourd’hui. Le Bourguignon d’origine que je suis, arrivé dans cette ville de Dole il y a un peu plus de 30 ans, se sent maintenant complètement Franc-comtois et auteur franc-comtois. Quant à Dole, elle est une ville où l’on vit bien et où il y fait bon écrire… »

Michel BRIGNOT

Prix Louis Pergaud 2020 – Le Progrès – 7 juin 2021

Remise du Prix Louis Pergaud – Dole – 7 juin 2021

Ca y est, c’est officiel !

Le prix Louis Pergaud 2020 me sera remis à l’occasion d’une cérémonie qui se tiendra en comité restreint dans la Salle Edgar Faure de la mairie de Dole le lundi 7 juin 2021 entre 17h et 19h. La manifestation sera limitée en nombre de participants dans le strict respect des règles sanitaires. Il y aura là des institutionnels, les partenaires, des membres du jury du Prix Louis Pergaud, les médias et des amis du monde associatif sportif, culturel et littéraire dolois et régional.

Pour s’inscrire, merci d’adresser un mail au président du jury Monsieur Pierre GERARD (pjmgerard@orange.fr).

La Franche-Comté vue d’ailleurs – Mars 2021 – Présentation du Prix Louis Pergaud 2020 par Pierre Gérard

Dans le dernier numéro de La Franche-Comté vue d’ailleurs, le magazine des Franc-Comtois à Paris et en Ile-de-France, un article consacré à L’Erreur de trop et à mon Prix Louis Pergaud 2020. Interview de Pierre GERARD.

Amoureux de l’aviron et de la voile, médecin libéral et hospitalier, Bourguignon et Franc-Comtois, lecteur et écrivain… que ne faites-vous pas ? Et comment trouvez-vous tant de capacités à exercer ?

Certes, je suis très occupé par mes multiples activités mais j’ai la chance d’avoir une grande capacité d’organisation. Et puis, tout n’arrive pas à point au même moment. Il y a des temps forts et d’autres plus paisibles dans mes diverses activités et dans mes projets. Bien sûr, pour l’instant, c’est l’exercice de la médecine qui m’occupe le plus. Mais que ce soit là ou dans le sport ou la littérature, le dénominateur commun est la passion. J’aime tout ce que je fais. Je ne me sens donc jamais dans une démarche contrainte.

Vos Nouvelles nous conduisent dans L’erreur de trop en bien des lieux d’Europe. Ces voyages vous permettent de donner à ces régions peu connues un cadre exotique… pour questionner des façons d’être et insinuer l’espoir, êtes-vous un humaniste ?

Profondément oui. Je crois en l’Homme, en ses qualités et ses vertus même si parfois il m’arrive de douter dans certaines circonstances. Je m’efforce toujours de tourner une page sombre pour en découvrir une qui soit plus souriante. C’est d’ailleurs ce qui m’anime dans l’écriture comme dans tout ce que j’entreprends.

Vous qui êtes à mi-chemin, que pensez-vous de la « nouvelle » région Bourgogne-Franche-Comté ? Quels lieux de ces deux entités à l’histoire commune vous inspirent ?

Bourguignon d’origine, Franc-comtois d’adoption comme j’aime à le dire, je me targue d’être le plus régional de tous et depuis longtemps. J’ai déjà passé plus de la moitié de ma vie dans la région doloise et je ne regrette jamais d’avoir « émigré » ici depuis Dijon. Ce fut un voyage assez court en distance mais un vrai saut dans une culture totalement différente. Le plus dur à l’époque, au début des années 80, était d’oser franchir la Saône lorsqu’on venait de la capitale de la Bourgogne. J’aime l’eau et suis facilement inspiré par le Doubs, la Saône, le canal de Bourgogne et les lacs jurassiens. J’ai aussi une affection particulière pour les vignobles, celui de Bourgogne et ses Climats, celui plus modeste mais ô combien attachant du Revermont. 

Vous avez le don de faire rire le lecteur même, ou grâce à, des situations difficiles… Comment faites-vous ?

J’ai toujours pratiqué l’humour, pour faire rire tout simplement ou pour dédramatiser des situations parfois cruelles et embarrassantes. Il est aussi pour moi un refuge pour m’évader du poids du stress quotidien souvent présent dans le monde de la santé. C’est un peu une seconde nature. Mes personnages me ressemblent et adoptent fréquemment des postures amusantes qui les rendent sympathiques. Mais ne nous y trompons pas ! Derrière la façade, il y a souvent un message ou une idée qu’il faut suivre.

Le Prix Louis Pergaud a été institué par notre association en 1953. Que pensez-vous qu’il puisse vous apporter ? Ne mérite-t-il pas d’être mieux connu ?

J’espère que le Prix Louis Pergaud me donnera plus de visibilité auprès d’éditeurs potentiels pour mes futurs projets. Je suis très agréablement surpris de l’excellent accueil que lui ont fait mes collègues écrivains sur la région et des messages de sympathie et d’encouragement que j’ai reçus de la part de nombreux lecteurs. Il est évident que ce prix littéraire mériterait d’être mieux connu pour promouvoir la qualité du patrimoine littéraire régional et aussi pour défendre une dimension plus artisanale mais néanmoins respectable de l’écriture de nombreux auteurs régionaux, en regard des prix plus médiatisés qui écrasent un peu le paysage.

Comment voyez-vous l’avenir de la Région ?

C’est une question bien sûr délicate et complexe. Il est toujours difficile de prédire l’avenir. Je pense qu’il va se mettre en place un équilibre naturel entre les deux ex-régions. La Bourgogne plus riche et plus puissante économiquement et la Franche-Comté plus rurale mais aux nombreux attraits touristiques avec ses diversités géographiques. Il est nécessaire que ce mariage entre les deux ex-régions, faute d’être un mariage d’amour, soit un beau mariage de raison où chacun des deux partenaires profite des différences de l’autre. Je suis donc optimiste quant à l’avenir de cette nouvelle région qui cherche encore ses marques. En tout cas, je ne manque jamais une occasion de vanter les charmes et les atouts de cette Bourgogne qui m’a vu naître et de cette Franche-Comté qui me voit vieillir…

Que voudriez-vous ajouter en vous adressant à nos adhérents et lecteurs ?

Que la vie vaut toujours la peine d’être vécue même si le chemin est parfois semé d’embûches. Et que si la vraie vie ne nous apporte pas assez de rêve ou de bonheur, on peut toujours se réfugier dans le monde des pages d’un livre. Les humains ont besoin d’imaginaire, sûrement encore plus en ces temps difficiles de crise sanitaire…

MERCI !