La petite fille sur la banquise d’Adélaïde Bon

Edité en 2018. France

Adélaïde Bon

«  J’ai neuf ans. Un dimanche de mai, je rentre seule de la fête de l’école, un monsieur me suit. Un jour blanc.
Après, la confusion.
Année après année, avancer dans la nuit.
Quand on n’a pas les mots, on se tait, on s’enferme, on s’éteint, alors les mots, je les ai cherchés. Longtemps. Et de mots en mots, je me suis mise à écrire. Je suis partie du dimanche de mai et j’ai traversé mon passé, j’ai confronté les faits, et phrase après phrase, j’ai épuisé la violence à force de la nommer, de la délimiter, de la donner à voir et à comprendre.
Page après page, je suis revenue à la vie.  »

Quand ses parents la trouvent en pleurs, mutique, Adélaïde ignore ce qui lui est arrivé. Ils l’emmènent au commissariat. Elle grandit sans rien laisser paraître, adolescente puis jeune femme enjouée. Des années de souffrance, de solitude, de combat.
Vingt ans après, elle reçoit un appel de la brigade des mineurs. Une enquêtrice a rouvert l’affaire dite de l’électricien, classée, et l’ADN désigne un cambrioleur bien connu des services de police. On lui attribue 72 victimes mineures de 1983 à 2003, plus les centaines de petites filles qui n’ont pas pu déposer plainte.
Au printemps 2016, au Palais de justice de Paris, au côté de 18 autres femmes, Adélaïde affronte le violeur en série qui a détruit sa vie.

La petite fille sur la banquise

Avec une distance, une maturité et une finesse d’écriture saisissantes, Adélaïde Bon retrace un parcours terrifiant, et pourtant trop commun. Celui au terme duquel elle pourra enfin se débarrasser de ces méduses terrifiantes qui l’auront entraîner vers des profondeurs désertes et inhospitalières. Une lecture cruciale.

Adélaïde Bon est née en 1981. La petite fille sur la banquise est son premier livre.

Petit abécédaire de mes premiers émois

Recueil de nouvelles – Préface d’Albert Meney – Editions du Chemin Blanc – 176 pages – 21 X 16 cm – ISBN 9782954185712 – Frais de port gratuit. Disponible auprès de l’auteur, sur le site et dans les librairies régionales.

Petit abécédaire de mes premiers émois

Des souvenirs d’une enfance dijonnaise présentés sous forme de très courtes nouvelles.

Ces premiers émois évoquent une période qui pourra sembler démodée aux plus jeunes mais qui rappellera leur quotidien de l’époque aux lecteurs un peu plus âgés.

Ces souvenirs sont ici traités avec humour ou émotion et présentés sous la forme d’un petit abécédaire agrémenté de quelques citations ou définitions.

Petit abécédaire de mes premiers émois de Michel Brignot – Mars 2018

A paraître dans quelques semaines.

Petit abécédaire de mes premiers émois – Editions du Chemin Blanc – 176 pages – 21 X 16 cm – ISBN 9782954185712 – 12 euros. Sera disponible sur le site et dans les librairies régionales.

Petit abécédaire de mes premiers émois

Des souvenirs d’une enfance dijonnaise présentés sous forme de très courtes nouvelles.

Ces premiers émois évoquent une période qui pourra sembler démodée aux plus jeunes mais qui rappellera leur quotidien de l’époque aux lecteurs un peu plus âgés.

Ces souvenirs sont ici traités avec humour ou émotion et présentés sous la forme d’un petit abécédaire agrémenté de quelques citations ou définitions.

Albert Meney est mort – 25 février 2015

Albert Meney a été mon instituteur de Cours Moyen dans mon école dijonnaise de la rue Chevreul à la fin des années 1960. A l’époque, jeune écolier, sortant à peine de l’enfance, j’ignorais tout de son passé de résistant et de militant du Parti Communiste Français, mais j’avais déjà senti que ce bonhomme “avait de la trempe“, une certaine verve et qu’il savait s’y prendre avec ses élèves. Il était un ardent défenseur de la laïcité et de l’égalité des chances pour tous à l’école.

Bref, il m’avait marqué…

Dans un des livres qu’il avait édités, il avait écrit : “L’école émancipatrice parce qu’émancipée est le lieu de l’émergence de l’homme libre, car maître de sa propre pensée. En cela, l’école laïque est celle de la liberté, sachant faire la distinction entre croire et savoir, entre conviction et connaissance.“

Il vient de mourir le 21 février 2015 à l’âge de 96 ans. Avec lui, c’est un peu de mon enfance qui s’en va aussi…

Je l’avais retrouvé en 2007 près de 40 ans après que nous nous soyons perdus de vue. Mon instituteur d’antan était devenu peu à peu mon ami avec lequel j’aimais bien passer des heures à discuter de tout et de rien. Le vouvoiement avait cédé la place au tutoiement. Le Monsieur de mon enfance était devenu Albert. Pour le remercier de m’avoir enseigné l’art de la vie et donné le gout des études et de la curiosité, je lui avais proposé de préfacer mon premier recueil de nouvelles sorti en 2008. Il avait gentîment accepté d’écrire la première page de “Hors du bocal“, sorti en 2008. Depuis, nous avions gardé l’habitude de nous retrouver très régulièrement chez lui à Dijon ou dans sa ferme de Rome à Bèze. Il était même venu passer un dimanche chez moi, à Authume, près de Dole.

Je suis allé lui dire au revoir cet après-midi à Dijon…

Albert Meney
Albert Meney

Préface de “Hors du bocal“

Pour nous raconter son enfance, Michel BRIGNOT a choisi un titre qui peut nous surprendre : “Hors du bocal“.

C’est bien là, en effet, l’événement capital, non sans danger, qui nous renvoie une humanité très diverse.

Cela fait penser à cet homme préhistorique qui, à sa façon, se libère de son environnement. Il prend place parmi les Terriens et va affronter d’infinies difficultés.

Danièle et son frère vont cheminer dans une famille qui nous est présentée avec un style de bon aloi, dans un vocabulaire précis jusqu’au plus petit détail, avec aussi beaucoup d’imagination.

On y découvre des sentiments multiples. Pour n’en citer que quelques-uns, la naïveté de l’enfant au Ballon d’Alsace, la timidité de ce petit garçon qui parlait difficilement, sa poésie lorsque le plateau de fromages devient à ses yeux un village.

Voici quelques exemples, au milieu de beaucoup d’autres, qui vous inciteront à lire cet ouvrage, mémoire bien écrit, souvent humoristique.

Michel BRIGNOT a su trouver le ton juste pour restituer le souvenir, l’authenticité des émotions et rendre ainsi hommage à ceux qui l’ont  aidé à grandir.

Albert MENEY – Dijon – Mars 2007

Instituteur du jeune Terrien entre 1966 et 1968 – Ecole Primaire Chevreul de Dijon

La tête de l’emploi de David Foenkinos

Edité en 2014. France.

David Foenkinos
David Foenkinos

A 50 ans, Bernard perd sa femme Nathalie et son emploi et n’a d’autres ressources que se réfugier chez ses parents, pour survivre et cacher cette situation à sa fille Alice. Il se retrouve coincé au milieu de cet affreux couple de vieux à la vie bien rangée où chacun des deux entretient avec l’autre des relations distantes, artificielles et sans heurt, sous l’ombre bienveillante de la télévision et au rythme des Chiffres et des Lettres, de Questions pour un champion et des repas à heures fixes. Là, on lui dicte sa vie, ponctuée de conseils et de recommandations, et Bernard ne peut quitter la table que lorsqu’on l’y autorise.

Jusqu’au jour où Bernard, redevenu le petit garçon maltraité, rabaissé et malaimé par ses parents, se rebelle et découvre finalement la vie au contact de Sylvie, quinquagénaire fraîchement divorcée, qui lui ouvre les yeux et le coeur, alors que rien ne semblait évident entre eux, Bernard ayant déjà commencé par clamer haut et fort qu’il la trouvait laide à mourir.

De coups de théâtre en rebondissements, ce roman se lit facilement, servi par une écriture riche et colorée. Car David Foenkinos a le sens des formules que lui seul sait si bien mettre en valeur.

Bernard retrouve un emploi, sa fille Alice qui l’a aidé à se reconstruire et déploit ses ailes de jeune adulte qu’il n’avait encore jamais été.

L’épilogue de ce roman arrive trop vite tant on aimerait que Bernard vive d’autres situations loufoques ou graves.

Le tiramisu maison de la dernière page m’a laissé sur ma faim… et Bernard en rit encore…

J’en redemande…

La tête de l’emploi

Après des études de lettres à la Sorbonne et une formation de jazz, David Foenkinos devient professeur de guitare. Il publie par ailleurs plusieurs romans, dont Inversion de l’idiotie, de l’influence de deux Polonais, prix François Mauriac 2001, Entre les oreilles (2002) et Le Potentiel érotique de ma femme (2004) chez Gallimard. L’écrivain est apprécié pour ses textes empreints de légèreté et d’humour. Également scénariste, il coécrit avec Jacques Doillon Trop (peu) d’amour et adapte pour le théâtre la pièce Messie, de Martin Sherman. Il est par ailleurs à l’origine du scénario d’une bande dessinée, premier volet d’une trilogie intitulée Pourquoi tant d’amour ?. En 2005, alors que paraît chez Flammarion En cas de bonheur, il participe à la réalisation d’un court métrage (Une Histoire de Pieds) avec son frère Stéphane avant de publier Les Cœurs autonomes en 2006 (Grasset) et Qui se souvient de David Foenkinos ? en 2007 chez Gallimard. Le livre reçoit le prix Giono. Après Nos séparations (Gallimard, 2008), Foenkinos décroche en 2010 le prix Conversation et le prix des Dunes avec son roman La Délicatesse (Gallimard, 2009). La même année, les Éditions du Moteur publient Bernard tandis que Plon édite Lennon, un ouvrage dans lequel l’auteur (et fan) se met dans la peau du Beatle assassiné. Suivent en 2011 Le petit garçon qui disait toujours non (Albin Michel) et Les Souvenirs, présenté à la rentrée littéraire par Gallimard. La fin de l’année 2011 voit également arriver dans les salles françaises l’adaptation du roman La Délicatesse, avec à l’affiche Audrey Tautou et François Damiens. Un film réalisé par David Foenkinos lui-même, accompagné de son frère. En 2013, il publie chez Gallimard Je vais mieux puis Charlotte, à l’occasion de la rentrée littéraire 2014.

Faber le destructeur de Tristan Garcia

Edité en 2013. France.

Tristan Garcia
Tristan Garcia

Ca se passe dans une petite ville de province. Le jeune Mehdi Faber, d’origine maghrebine, a été adopté par un couple de retraités. Déjà, dès son plus jeune âge, il avait un comportement curieux. Se démarquant de son entourage familial et scolaire, n’ayant que très peu d’amis, il est un esprit rebelle sans limite, doué d’un charisme incroyable, capable de convaincre et de mobiliser. Toujours à provoquer autrui sans craindre les coups, les sanctions ou les représailles. Comme s’il avait choisi de grandir et de se construire dans un monde fait de haine et de souffrance.

Heureusement, il y a aussi Mathilde et Basile, ses deux seuls amis avec lesquels il a signé un pacte. Si l’un des trois est en danger, les deux autres viendront vite à son secours à la lecture d’un appel codé. Ils ont juré de lui être fidèle en amitié quoiqu’il arrive. Mais il n’est pas facile tous les jours d’être l’ami de Faber tant ce jeune garçon complètement désabusé ne ménage pas son entourage. Ses propos sont sans complaisance sur cette société qui le rejette en permanence.

 « Nous étions des enfants de la classe moyenne d’un pays moyen d’Occident, deux générations après une guerre gagnée, une génération après une révolution ratée. Nous n’étions ni pauvres ni riches, nous ne regrettions pas l’aristocratie, nous ne rêvions d’aucune utopie et la démocratie nous était devenue égale. Nous avions été éduqués et formés par les livres, les films, les chansons, par la promesse de devenir des individus. Je crois que nous étions en droit d’attendre une vie différente. Mais pour gagner de quoi vivre comme tout le monde, une fois adultes, nous avons compris qu’il ne serait jamais question que de prendre la file et de travailler ».

Et un jour, le jeune Faber disparait. Ses deux amis finissent par le retrouver…

Faber le destructeur

L’intrigue de ce roman est déroutante. Elle nous laisse peu à peu deviner et percevoir l’enfer de Faber. Ce garçon détruit tout… Mais jusqu’où est-il capable d’aller ? On sent poindre l’apocalypse, à moins qu’il n’y ait un réel espoir de monde meilleur ?

Une très belle histoire conduite habilement par un très jeune écrivain… L’avenir lui appartient…

Hors du bocal

Hors du bocal

Recueil de nouvelles – Editions Lulu – 2008 – Couverture cartonnée – Format 15,5 X 23 cm – 142 pages – ISBN 9781409240457 – Frais de port gratuit – Disponible sur la boutique du blog.

Hors du bocal

“De l’aquarium à la vie terrestre“

Recueil de nouvelles édité en 2008.

Des souvenirs d’une enfance dijonnaise évoquée avec humour et émotion.

Préface d’Albert Meney, instituteur de l’auteur dans les années 1960.

“Pas simple de découvrir un monde nouveau, à peine sorti de son bocal post-utérin… Celui de notre planète vue par un apprenti Terrien. Un regard parfois grinçant, plus souvent émouvant, émerveillé et plein d’une certaine poésie. Où l’on comprend mieux qu’il est difficile de grandir… Des petites touches de mémoire sous forme de courtes nouvelles.“

Préface d’Albert Meney

“Pour nous raconter son enfance, Michel BRIGNOT a choisi un titre qui peut nous surprendre : “Hors du bocal“. C’est bien là, en effet, l’évènement capital, non sans danger, qui nous renvoie une humanité très diverse.

Cela fait penser à cet homme préhistorique qui, à sa façon, se libère de son environnement. Il prend place parmi les Terriens et va affronter d’infinies difficultés.

Danièle et son frère vont cheminer dans une famille qui nous est présentée avec un style de bon aloi, dans un vocabulaire précis jusqu’au plus petit détail, avec aussi beaucoup d’imagination.

On y découvre des sentiments multiples. Pour n’en citer que quelques-uns, la naïveté de l’enfant au Ballon d’Alsace, la timidité de ce petit garçon qui parlait difficilement, sa poésie lorsque le plateau de fromages devient à ses yeux un village.

Voici quelques exemples, au milieu de beaucoup d’autres, qui vous inciteront à lire cet ouvrage, mémoire bien écrit, souvent humoristique.

Michel BRIGNOT a su trouver le ton juste pour restituer le souvenir, l’authenticité des émotions et rendre ainsi hommage à ceux qui l’ont  aidé à grandir.“

Albert MENEY – Dijon – Mars 2007 (Instituteur du jeune Terrien – Ecole Chevreul – Dijon – 1966 à 1968)