Symbiose – Extrait de Mémoire d’aviron – Michel BRIGNOT et Anthony BENOIT – 2016

Symbiose – Extrait de Mémoire d’aviron paru aux Éditions de La Passerelle – 2016.

« Ils ont tout partagé depuis le début de leur saison. Ils ont vécu ensemble les plus beaux soleils et les pires déluges, à l’entraînement comme en compétition. Ils ont tout supporté et apprécié ensemble. Les joies, les déconvenues, les doutes, les succès, les certitudes, les crises, les malaises, les peurs et l’euphorie des moments de grâce. Tout cela, ils l’ont senti, respiré et digéré quasiment à l’identique, comme deux jumeaux homozygotes sortis de la même poche vitelline à la naissance. Difficile, voire impossible, d’imaginer ce qu’un tel rapprochement finit par engendrer de similitude chez deux êtres au départ distincts puisque de sangs différents.

Et ce que la génétique n’aurait jamais pu faire, les rapprocher à ce point, puisque cela aurait représenté un exploit scientifique défiant toutes les lois existantes et technologiquement impensable, la pratique de leur sport l’a fait.

Elle les a rendus si semblables et pourtant si complémentaires que, même maintenant que tout est fini, leurs corps se relâchent à l’unisson en une symétrie quasi parfaite.

C’est certainement une des magies du sport que de permettre de vivre ainsi en une telle symbiose le meilleur comme le pire.

Il est des moments où la déception vous fait courber pareillement l’échine et d’autres où le bonheur vous la redresse à l’identique. »

Jérémie AZOU et Stany DELAYRE – Photographie d’Anthony BENOIT

Mémoire d’aviron – Textes de Michel BRIGNOT – Photographies d’Anthony BENOIT – Éditions de la Passerelle – 2016.

Pour vous procurer le livre, cliquez sur la photographie de la couverture :

Mémoire d’aviron

La couronne du tyran – Michel BRIGNOT – 3 avril 2020

Il fallait bien que le coronavirus m’inspirât ce conte poétique que je vous offre…

Coronavirus

La couronne du tyran

Un vieil homme, un enfant, on est en deux mille cent
Installés sur un banc, le vieux caresse lentement
Un morceau de ferraille, on dirait un anneau
Un cercle cabossé qui n’est ni laid ni beau
On ne sait si cette chose avait eu une vie
Avant de devenir cet objet décati
Le vieux a l’air ailleurs, perdu dans ses pensées
Il a le dos voûté, les épaules affaissées
Le petit le regarde et lâche à son aîné
Dis-moi Papi c’est quoi ce vieux truc tout rouillé ?
Que tu n’arrêtes pas ainsi de contempler
Tu m’avais pourtant bien promis qu’on allait jouer
Soudain le vieux revient et fait vibrer ses rides
C’était son couvre-chef avant qu’il ne s’oxyde
On n’avait rien compris, il arrivait de Chine
A fondu sur l’Europe, lui a brisé l’échine
Rien ne lui résistait, ni les jeunes ni les vieux
C’était un sale virus, un sournois, un vicieux
C’était en deux mille vingt, j’étais encore enfant
Je me souviens des rires, de la joie des vivants
L’air sentait bon les fleurs, nous fêtions le printemps
Les journées rallongeaient, offrant du temps au temps
Le dimanche nous allions visiter les aïeux
Les parents de mon père qui vivaient tous les deux
Dans une petite maison entourée d’un jardin
Ils avaient une vie simple et ne manquaient de rien
On s’installait à l’ombre sous le cerisier
On entendait au loin quelques merles siffler
Ma sœur et moi jouions, courions à perdre haleine
J’étais son écuyer et elle était ma reine
Puis tout a basculé, le temps s’est arrêté
Le tyran est venu, chez nous s’est installé
Décidant qui vivrait et qui devrait mourir
Qui resterait sur terre et qui devrait partir
La vague scélérate a tout anéanti
Elle a aveuglément broyé, brisé, détruit
De l’Asie à l’Europe, ça n’était que sanglots
Plaintes, gémissements, tous allaient au tombeau
Un jour plein d’allégresse, le lendemain occis
Le virus les frappait sans qu’ils poussent même un cri
Les parents de mon père soudain nous ont quittés
Sans qu’on n’ait eu le temps de leur donner congé
La maladie rôdait, la mort l’accompagnait
Toutes deux du virus les serviles laquais
Puis il y en eut bien d’autres, par dizaines, par centaines
On ne savait les sauver, les forces restaient vaines
Les hospices se vidaient, les quartiers se mouraient
Les villes se dépeuplaient, devenaient des cimetières
On espérait toujours, on croyait aux chimères
Puis un jour, sans qu’on sache ni pourquoi ni comment
Le virus est parti, il s’appelait Covid
Tout n’était plus que cendres, la nature était vide
Il avait décidé de traverser les mers
D’aller tuer ailleurs, de ruiner d’autres terres
Ici, il a fallu réapprendre à s’aimer
À rire et à chanter, à croire, à espérer
Il a fallu des jours, des mois et des années
Pour qu’enfin de nouveau viennent des merles siffler
Tout au fond du jardin, c’est là que reposait
Ce morceau de ferraille n’étant ni beau ni laid
Le tyran dans sa fuite l’avait abandonné
Et quand à mes parents à qui j’ai demandé
C’est quoi dites-moi ce truc tout moche et tout rouillé
Mon père m’a regardé et puis s’est approché
C’est tout ce qui nous reste de la bête immonde
Qui s’était mis en tête de dépeupler le monde
C’était son couvre-chef, son chapeau, son gibus
Ça mon fiston c’était… la couronne au virus.

Michel BRIGNOT – Authume – 31 mars 2020

Coronavirus – Annulation des manifestations littéraires – Mars 2020

Chers amis lecteurs,

En raison de la situation sanitaire actuelle en France et de l’épidémie de coronavirus imposant le confinement des habitants, les manifestations littéraires et cultuelles sont annulées pour les semaines à venir dont « Le verre et la prose » qui devait se tenir à Dannemarie-sur-Crète le samedi 5 avril prochain.

Le trouble-fête

Nous nous reverrons donc plus tard lorsque la situation le permettra.

Pour ceux d’entre vous qui veulent se procurer mes livres sans aucun risque pour leur santé, ils sont disponibles en cliquant sur l’image ci-dessous :

Bon courage à tous en cette période un peu trouble et profitez de ce confinement forcé pour satisfaire votre appétit de lecture !

L’erreur de trop – Chronique de Laurine – 26 février 2020

Merci à Laurine d’avoir chroniqué L’Erreur de trop sur son blog littéraire Les lectures de Naurile.

Vous aurez accès à l’intégralité de l’article en cliquant sur l’image suivante :

Le verre et la prose – Dannemarie-sur-Crète – 5 avril 2020

Le verre et la prose

Envoi d’un lecteur – 4 février 2020

Quand L’erreur de trop s’invite dans le quotidien des lecteurs.

Un fidèle lecteur à l’oeuvre…

Le verre et la prose – Dannemarie-sur-Crète – 5 avril 2020

Chers amis lecteurs,

J’aurai grand plaisir à participer au prochain salon littéraire Le verre et la prose organisé par l’Association Comtoise des Auteurs Indépendants le dimanche 5 avril 2020 de 10h à 18h dans la salle de convivialité de Dannemarie-sur-Crète.

Au plaisir de vous y rencontrer pour vous y présenter mes dernières créations !

Association Comtoise    des Auteurs Indépendants

Salle de convivialité – 25410 DANNEMARIE-SUR-CRÈTE

FNAC de Dole – 14 décembre 2019 – Souvenirs

Merci à tous d’être venus à ma rencontre le samedi 14 décembre 2019 à la FNAC de Dole pour la présentation de mon dernier livre L’Erreur de trop.

Ce fut une belle séance de dédicaces.

FNAC de Dole – 14 décembre 2019

L’Erreur de trop paru en avril 2019 aux éditions Souffle Court.

FNAC de Dole – Samedi 14 décembre 2019 – 14h à 17h.

9 Rue Léon Bel – Zone Commerciale Les Epenottes – 39100 DOLE

FNAC de Dole – Dédicace – Samedi 14 décembre 2019

L’Erreur de trop – Souffle Court Editions – Décembre 2019

Pour en savoir plus sur mon dernier ouvrage paru en avril 2019 et parce que c’est bientôt Noël : https://soufflecourt.com/livres/lerreur-de-trop

L’erreur de trop

FNAC de Dole – 14 décembre 2019

Prochaine séance de dédicaces prévue à la FNAC de Dole le samedi 14 décembre 2019 de 14h à 17h.

L’erreur de trop

Au plaisir de vous y rencontrer avec mon dernier livre L’Erreur de trop.

FNAC de Dole – 9 Rue Léon Bel  – Zone Commerciale Les Epenottes – 39100 DOLE