Le postillon, la morve et le filet de bave – Michel BRIGNOT – 19 mai 2020

Encore une histoire de Covid mais en essayant de garder mes distances…

Le postillon, la morve et le filet de bave

Ami, prends garde à toi, le postillon te guette !
Quelques grains de salive que tu prends en pleine face
C’est la faute à ce gars qui parle fort et tempête
Sans avoir pris la peine de rester à sa place

Il te jappe dessus, il va finir par mordre
Si ce n’est pas le Covid, tu vas choper la rage
Heureusement nos énarques, soucieux de maintenir l’ordre
Ont trouvé le remède en se montrant plus sage

Maintenant, si tu croises un humain inconnu
Reste bien à distance d’un jet de postillons
L’un d’entre eux a parlé et les autres l’ont cru
Il a fait des calculs, consulté des champions

Du jet de postillons, du lancer de salive
Tous lui ont fait la même lumineuse réponse
À 3 pieds de distance, plus de Covid qui vive
La bestiole de sévir finalement renonce

Ni salive ni morve ni filet de mucus
Ne franchit cette distance pour lui astronomique
Il n’y a pas au monde un quidam ou un gus
Qui tousse à plus d’un mètre*, c’est mathématique

Alors, nos vieux chercheurs, nos penseurs vénérés
Ont eu cette merveilleuse et ingénieuse idée
De nommer l’unité qui mesure le trajet
Que le tousseur devra de franchir se garder

C’est la morve-étalon, le postillon-témoin
Après le temps, la masse, elle est la dernière née
Bien mieux que la distance, c’est la distanciation
Qui te tient à l’écart des miasmes contaminés.

Michel BRIGNOT – Authume – 19 mai 2020

* En réalité, les gouttelettes produites par la toux ou un éternuement peuvent être expulsées jusqu’à une distance de 6 mètres. Cette poésie n’est donc qu’une pure fiction.

Le Covid et la Covid – Michel BRIGNOT – 14 mai 2020

Doit-on dire le Covid ou la Covid ?

Le Covid et la Covid

Covid, virus, tu es du genre masculin
Maladie, tu te pares d’un style tout féminin
Quel est donc cet intrus qui cherche ainsi son sexe
Gare si tu l’apostrophes à ce qu’il ne se vexe
Si tu l’appelles Monsieur alors que c’est Madame
Qui te fait les doux yeux, crains fort qu’elle ne s’alarme
Si tu lui dis Madame alors que c’est Monsieur
C’est tout aussi risqué, ça n’est pas beaucoup mieux
Jusque là, on s’était bêtement contenté
De n’user que du le aussi bien pour parler
De l’infâme bestiole que de ses vils outrages
Sachez que maintenant, place à un nouvel âge
Pour le virus, dire, tiens mais c’est le Covid
Et pour la maladie, j’ai chopé la Covid
Si ces petits détails de sourcilleux linguistes
Vous tapent sur les nerfs, vous font pousser des kystes
Faites comme il vous plait, je ne suis pas certain
Que ces dissertations émeuvent les humains.

Michel BRIGNOT – Authume – 14 mai 2020

À fleurs ou à carreaux – Michel BRIGNOT – 9 mai 2020

Les masques, ces Arlésiennes de l’épidémie de Covid. On en parle beaucoup, mais on ne les voit jamais…

À fleurs ou à carreaux

Personne n’existe plus, il n’est plus de visage
Plus de nez, de sourire, de fossette, de menton
Depuis que le Covid a marqué son passage
De règles et de contraintes, de lois et de sanctions

Chacun doit se planquer derrière son bouclier
De plastique, de papier, chirurgical ou non
Faute de mieux, on découpe un pan de tablier
Pour s’en faire un rempart à l’abri du démon

Ça tient sur les oreilles avec des élastiques
Eux aussi fabriqués avec des chutes de rien
Ou un vulgaire lacet, fixation pathétique
Qui lâche dès qu’il le veut, indiscipliné lien

Les humains sont devenus des vitrines sur pattes
Exhibant des tissus à fleurs ou à carreaux
À rayures ou à pois, unis ou disparates
Image de celui qui s’en fait un drapeau

Pour nous autres soignants, au cœur de la bataille
On ne les voit jamais, on nous en parle sans cesse
Les masques sont l’Arlésienne de cette belle pagaille
Sans eux, pas d’autre choix que de serrer les fesses

On devra s’habituer à parler à quelqu’un
Dont le visage n’est rien en dehors de ses yeux
Est-ce Bernard, Paul, Alexandre ou Alain
Celui qui devant moi peut-être est contagieux ?

Le Covid, non content de tuer nos semblables
Nous a aussi réduit à l’état de moitiés
De visages, de sourire devenus incapables
Tristes marionnettes au rictus de papier.

Michel BRIGNOT – Authume – 9 mai 2020

Asthénie – Michel BRIGNOT – 1er mai 2020

Merci au Covid pour cette magnifique fatigue qui dure depuis plusieurs jours…

Asthénie

Au doux nom d’Asthénie, discrètement elle répond
À sa grâce féline, ses formes magnifiques
Je n’ai pu résister à l’idyllique vision
Aux accents de sa voix, à son charme angélique
Dès qu’elle m’a envouté, attrapé dans ses nasses
Mes forces m’ont quitté, ailleurs s’en sont allées
Mon courage s’est enfui, désertant ma carcasse
Pour partir en d’obscures volutes de fumée
Jusque là, j’étais vif, enjoué et plein d’entrain
Depuis qu’elle m’a séduit, je ne suis plus qu’un spectre
Sans cesse, je dois durement me botter l’arrière-train
Pour tout juste arriver à marcher quelques mètres
Je ne suis que mollesse, torpeur et apathie
Même mon tensiomètre n’est plus assez gradué
Pour mesurer le peu qui me reste de vie
Je n’ai même plus la force de me débarbouiller
Ma toilette est devenue une épreuve digne d’Hercule
Manger, boire, digérer, ne sont que pires besognes
Je n’ai plus gout à rien que de coincer la bulle
Ne rien faire que dormir sans craindre nulle vergogne
J’assure le minimum de mes besoins vitaux
Bientôt, je serai mort à force de paresse
Vivement qu’Asthénie desserre son garrot
Qu’elle s’en aille voir ailleurs, causer d’autres détresses
Si un jour je suis père, que j’hérite d’une fille
Je veillerai prudemment à lui choisir un nom
Qui ne me fatigue pas, j’éviterai Asthénie
Je l’appellerai Claire, Marie ou bien Lison.

Michel BRIGNOT – Authume – 1er mai 2020

Cure de rajeunissement – Michel BRIGNOT – 26 avril 2020

Cure de rajeunissement

Les experts sont formels et sont sûrs de leurs dires
Chercheurs et virologues, éminents professeurs
Le virus rend malade, affaiblit, fait mourir
Ils nous ont bien prévenus, il faut en avoir peur
Il s’en prend aux plus faibles et hâte leur vieillissement
Plaintes, déchirements, lamentations, soupirs
À chaque fois c’est toujours le même lot de tourments
On espère le meilleur, on bascule dans le pire
Ma vie est transformée car depuis quelques jours
J’ai changé de côté, j’ai franchi la barrière
Covid et positif, était-ce un mauvais tour
Je m’explique un peu mieux cette fatigue délétère
Ces sueurs, ces vertiges, ces claquements de dents
Cette tête en coton, cet embarras colique
Covid et positif, ça n’a rien d’étonnant
C’est un virus têtu, dissipé, frénétique
On m’avait informé, j’avais été prévenu
Si tu es Covid plus, tu vas prendre trente ans
Je n’ai pas tout compris, j’ai un peu attendu
Mais ça n’a pas marché, chez moi étonnamment
Le virus a produit un effet opposé
Je me suis senti drôle, tout d’un coup rajeuni
Ni douleur, ni raideur, et quant à ma santé
La bestiole, le vilain Covid l’a embellie
Depuis quelques années, j’étais en soixantaine
Grâce à cette infection et à ses accidents
On m’a très prudemment placé en quarantaine
Grâce à ce cher virus et à ses bons traitements
J’ai remonté le temps et j’ai gagné vingt ans.

Michel BRIGNOT – Authume – 26 avril 2020

Un cri sans retour – Michel BRIGNOT – 19 avril 2020

Ce texte m’a été inspiré par une nuit de garde dans une Unité Covid…

Un cri sans retour

La nuit s’en va, le jour est là
J’ai peu dormi, je me sens las
Un feu perfide me brûle les yeux
Je me trouve faible, trop vite trop vieux
Le mur strié de longues bandes
Du soleil, les stores ne me rendent
Que l’ombre fine de leurs lamelles
Que de modestes pans de ciel
Je sors du ventre des ténèbres
De ce royaume où le funèbre
L’emporte sur la rage de vivre
Où Covid s’acharne à poursuivre
Les plus fragiles, les moins chanceux
Méchant virus, fourbe et hargneux
Champion du monde de l’hécatombe
On compte les morts, on creuse les tombes
Je rejoins le monde des vivants
Dehors, c’est tellement différent
Tout est inerte et ralenti
Mais au moins, il y a de la vie
Même si partout, c’est confiné
Au moins, les hommes sont protégés
J’émerge du domaine de la mort
Las et fourbu, je fais l’effort
Seul, loin de tout, je lâche un cri
J’exhale l’horreur, j’aspire la vie
Ne me revient qu’un écho vide
Celui de ce fichu Covid.

Michel BRIGNOT – Authume – 19 avril 2020

L’animal de compagnie – Michel BRIGNOT – 23 avril 2020

Décidément, ce Covid n’a pas fini de m’inspirer d’autant qu’il est maintenant devenu très proche…

L’animal de compagnie

Depuis des années j’en rêvais
À poils, à plumes, petit, mignon
Ou plus massif, cheval de trait
J’aurais parlé au maquignon
Il m’aurait fait son boniment
C’était le meilleur de sa race
Oui c’était lui assurément
Celui à la blonde tignasse
C’était un vrai, un bon Comtois
Qui ne regarde pas à la tâche
Qui t’obéit à l’oeil, au doigt
Avec lui, jamais tu ne te fâches
Il te déplace des montagnes
Il tire des grumes à travers bois
Il est royal, rien d’une cagne
Et tu peux même, tu as le droit
Si tu rêves de t’y installer
Sur son dos poser ton séant
Aller une heure te promener
Pas trop loin, jusque vers l’étang
N’oublie pas qu’on est confiné
Qu’il faut veiller à ne pas franchir
Les limites que la société
Nous impose, qu’on n’aille pas dire
Il a triché, il a volé
Il n’a pas pensé au virus
De l’espace, de la liberté
Il a profité tant et plus
Depuis des années j’en rêvais
D’un animal de compagnie
À poils, à plumes, ni beau, ni laid
Qu’il apporte juste de la vie
Ça m’aurait aidé à passer
Ce sale moment du confinement
Ça m’aurait changé les idées
J’aurais vécu différemment
Ces journées où tout est pesant
Où l’envie soudain nous étreint
De traverser un océan
De sauter dans le premier train
À croire qu’il lit dans mes pensées
L’autre là-haut, le bricoleur
Comment a-t-il pu deviner
Ce qui devait faire mon bonheur ?
Ça y est, j’ai enfin hérité
D’un animal de compagnie
Ni poils, ni plumes, ni beau, ni laid
D’une espèce commune aujourd’hui
C’est un virus, c’est un Covid
Lui et moi nous cohabitons
Il parle peu, du genre timide
Mais je le sens taquin, fripon
Il ne manque pas une occasion
De me rappeler son existence
En me titillant le côlon
En me faisant perdre les sens
Depuis des années j’en rêvais
D’un animal de compagnie
Mais j’aurais préféré de loin
Un chat, un chien, un canari
Un Covid, c’est pas très sérieux
Ça ne t’apporte que des soucis
Ça n’est même pas doué pour les jeux
Ça ne te fait que des ennuis
Sans compter que personne n’en veut
J’en ai parlé autour de moi
Chacun s’en moque, détourne les yeux
Fait comme s’il ne m’entendait pas
Sauf un qui très timidement
M’a dit, tiens mais oui, pourquoi pas ?
Tu devrais aller voir ces gens
Demande donc à la SPA.

Michel BRIGNOT – Authume – 23 avril 2020

Privée de Pâques – Michel BRIGNOT – 12 avril 2020

Petite poésie avec un coloriage de Pâques pour les plus jeunes
Privée de Pâques

Pourquoi pleures-tu petite Clochette ?
Quelle est la cause de ta tristesse ?
Je suis toute seule sans mes soeurettes
Confinée, c’est là ma détresse
Elles m’ont quittée et sont parties
Rejoindre toutes leurs semblables
À Rome pour la cérémonie
Sans elles, je suis bien incapable
D’y aller seule sans m’égarer
Sans me tromper de direction
Maudit Covid, je suis lâchée
Condamnée à la réclusion
Pour Pâques, je ne verrai pas Rome
Et je serai privée de psaumes.

Michel BRIGNOT – Authume – 12 avril 2020 – Dimanche de Pâques

La vérité du confit – Michel BRIGNOT – 11 avril 2020

En cette période trouble d’épidémie Covid et de grand confinement, qu’il me soit permis de rendre hommage au confit…

La  vérité du confit

Qu’il soit d’oie, de canard
Du Gers ou de Toulouse
Le confit est un art
Celui de mon épouse
D’entre tous est le roi
Son parfum est divin
Et me met en émoi
C’est vrai, je ne sais rien
De mieux que cette gâterie
Qu’elle aime à préparer
Avec tout son génie
Qu’elle m’offre avec bonté
Et lorsqu’on me demande
Est-il un aliment
Qui vaille une légende ?
Je réponds prestement
Il n’est pas dans la vie
De plus exquis tourment
Qu’un succulent confit
Car pour cet aliment
Tout n’est que  vérité
Et très honnêtement
Jamais, au grand jamais
Un bon confit ne ment…

Michel BRIGNOT – Authume – 11 avril 2020

Symbiose – Extrait de Mémoire d’aviron – Michel BRIGNOT et Anthony BENOIT – 2016

Symbiose – Extrait de Mémoire d’aviron paru aux Éditions de La Passerelle – 2016.

« Ils ont tout partagé depuis le début de leur saison. Ils ont vécu ensemble les plus beaux soleils et les pires déluges, à l’entraînement comme en compétition. Ils ont tout supporté et apprécié ensemble. Les joies, les déconvenues, les doutes, les succès, les certitudes, les crises, les malaises, les peurs et l’euphorie des moments de grâce. Tout cela, ils l’ont senti, respiré et digéré quasiment à l’identique, comme deux jumeaux homozygotes sortis de la même poche vitelline à la naissance. Difficile, voire impossible, d’imaginer ce qu’un tel rapprochement finit par engendrer de similitude chez deux êtres au départ distincts puisque de sangs différents.

Et ce que la génétique n’aurait jamais pu faire, les rapprocher à ce point, puisque cela aurait représenté un exploit scientifique défiant toutes les lois existantes et technologiquement impensable, la pratique de leur sport l’a fait.

Elle les a rendus si semblables et pourtant si complémentaires que, même maintenant que tout est fini, leurs corps se relâchent à l’unisson en une symétrie quasi parfaite.

C’est certainement une des magies du sport que de permettre de vivre ainsi en une telle symbiose le meilleur comme le pire.

Il est des moments où la déception vous fait courber pareillement l’échine et d’autres où le bonheur vous la redresse à l’identique. »

Jérémie AZOU et Stany DELAYRE – Photographie d’Anthony BENOIT

Mémoire d’aviron – Textes de Michel BRIGNOT – Photographies d’Anthony BENOIT – Éditions de la Passerelle – 2016.

Pour vous procurer le livre, cliquez sur la photographie de la couverture :

Mémoire d’aviron

La couronne du tyran – Michel BRIGNOT – 3 avril 2020

Il fallait bien que le coronavirus m’inspirât ce conte poétique que je vous offre…

Coronavirus

La couronne du tyran

Un vieil homme, un enfant, on est en deux mille cent
Installés sur un banc, le vieux caresse lentement
Un morceau de ferraille, on dirait un anneau
Un cercle cabossé qui n’est ni laid ni beau
On ne sait si cette chose avait eu une vie
Avant de devenir cet objet décati
Le vieux a l’air ailleurs, perdu dans ses pensées
Il a le dos voûté, les épaules affaissées
Le petit le regarde et lâche à son aîné
Dis-moi Papi c’est quoi ce vieux truc tout rouillé ?
Que tu n’arrêtes pas ainsi de contempler
Tu m’avais pourtant bien promis qu’on allait jouer
Soudain le vieux revient et fait vibrer ses rides
C’était son couvre-chef avant qu’il ne s’oxyde
On n’avait rien compris, il arrivait de Chine
A fondu sur l’Europe, lui a brisé l’échine
Rien ne lui résistait, ni les jeunes ni les vieux
C’était un sale virus, un sournois, un vicieux
C’était en deux mille vingt, j’étais encore enfant
Je me souviens des rires, de la joie des vivants
L’air sentait bon les fleurs, nous fêtions le printemps
Les journées rallongeaient, offrant du temps au temps
Le dimanche nous allions visiter les aïeux
Les parents de mon père qui vivaient tous les deux
Dans une petite maison entourée d’un jardin
Ils avaient une vie simple et ne manquaient de rien
On s’installait à l’ombre sous le cerisier
On entendait au loin quelques merles siffler
Ma sœur et moi jouions, courions à perdre haleine
J’étais son écuyer et elle était ma reine
Puis tout a basculé, le temps s’est arrêté
Le tyran est venu, chez nous s’est installé
Décidant qui vivrait et qui devrait mourir
Qui resterait sur terre et qui devrait partir
La vague scélérate a tout anéanti
Elle a aveuglément broyé, brisé, détruit
De l’Asie à l’Europe, ça n’était que sanglots
Plaintes, gémissements, tous allaient au tombeau
Un jour plein d’allégresse, le lendemain occis
Le virus les frappait sans qu’ils poussent même un cri
Les parents de mon père soudain nous ont quittés
Sans qu’on n’ait eu le temps de leur donner congé
La maladie rôdait, la mort l’accompagnait
Toutes deux du virus les serviles laquais
Puis il y en eut bien d’autres, par dizaines, par centaines
On ne savait les sauver, les forces restaient vaines
Les hospices se vidaient, les quartiers se mouraient
Les villes se dépeuplaient, devenaient des cimetières
On espérait toujours, on croyait aux chimères
Puis un jour, sans qu’on sache ni pourquoi ni comment
Le virus est parti, il s’appelait Covid
Tout n’était plus que cendres, la nature était vide
Il avait décidé de traverser les mers
D’aller tuer ailleurs, de ruiner d’autres terres
Ici, il a fallu réapprendre à s’aimer
À rire et à chanter, à croire, à espérer
Il a fallu des jours, des mois et des années
Pour qu’enfin de nouveau viennent des merles siffler
Tout au fond du jardin, c’est là que reposait
Ce morceau de ferraille n’étant ni beau ni laid
Le tyran dans sa fuite l’avait abandonné
Et quand à mes parents à qui j’ai demandé
C’est quoi dites-moi ce truc tout moche et tout rouillé
Mon père m’a regardé et puis s’est approché
C’est tout ce qui nous reste de la bête immonde
Qui s’était mis en tête de dépeupler le monde
C’était son couvre-chef, son chapeau, son gibus
Ça mon fiston c’était… la couronne au virus.

Michel BRIGNOT – Authume – 31 mars 2020

Coronavirus – Annulation des manifestations littéraires – Mars 2020

Chers amis lecteurs,

En raison de la situation sanitaire actuelle en France et de l’épidémie de coronavirus imposant le confinement des habitants, les manifestations littéraires et cultuelles sont annulées pour les semaines à venir dont « Le verre et la prose » qui devait se tenir à Dannemarie-sur-Crète le samedi 5 avril prochain.

Le trouble-fête

Nous nous reverrons donc plus tard lorsque la situation le permettra.

Pour ceux d’entre vous qui veulent se procurer mes livres sans aucun risque pour leur santé, ils sont disponibles en cliquant sur l’image ci-dessous :

Bon courage à tous en cette période un peu trouble et profitez de ce confinement forcé pour satisfaire votre appétit de lecture !