Le fleuve des brumes de Valerio Varesi

Edité en 2016. Italie.

Valerio Varesi

Il fiume delle nebbie

“Ses recherches le conduisaient toutes vers le Pô, sur cette terre plate où l’on ne voyait jamais le ciel. Et lui ne croyait pas aux coïncidences.“
Dans une vallée brumeuse du nord de l’Italie, la pluie tombe sans relâche, gonflant le Pô qui menace de sortir de son lit.
Alors que les habitants surveillent avec inquiétude la montée des eaux, une énorme barge libérée de ses amarres dérive vers l’aval, évite miraculeusement quelques piles de pont, avant de disparaître dans le brouillard.
Quand elle s’échoue des heures plus tard, Tonna, son pilote aguerri, est introuvable.
Au même moment, le commissaire Soneri est appelé à l’hôpital de Parme pour enquêter sur l’apparent suicide d’un homme.
Lorsqu’il découvre qu’il s’agit du frère du batelier disparu, et que tous deux ont servi ensemble dans la milice fasciste cinquante ans plus tôt, le détective est convaincu qu’il y a un lien entre leur passé trouble et les événements présents.
Mais Soneri se heurte au silence de ceux qui gagnent leur vie le long du fleuve et n’ont pas enterré les vieilles rancœurs. Tous font front contre lui. Il n’est pas d’ici et les histoires des gens du fleuve ne le regardent pas.
Les luttes féroces entre chemises noires fascistes et partisans communistes à la fin de la guerre ont déchaîné des haines que le temps ne semble pas avoir apaisées, et tandis que les eaux baissent, la rivière commence à révéler ses secrets : de sombres histoires de brutalité, d’amères rivalités et de vengeance vieilles d’un demi-siècle…

L’intrigue de ce roman est tissé d’une rive à l’autre du Pô, ce fleuve qui est la frontière naturelle entre la Lombardie au nord et l’Emilie Romagne au sud. Ce cours d’eau que les hommes ont su apprendre à respecter, car c’est toujours lui qui a le dernier mot. Le commissaire Soneri l’a compris lorsque le fleuve rend ce qu’on lui a confié, le corps d’un des deux frères disparu dans la nuit. Et à force de patience et de roublardise, il atteindra son but : découvrir pourquoi ces deux frères sont morts brutalement pratiquement au même moment.

Le style de ce roman est sombre et pesant mais aussi vif, parfois ponctué de quelques jolis moments de culture italienne, lorsque Soneri déguste la gastronomie locale, ou lorsque son téléphone le dérange régulièrement en écorchant Aïda de Verdi.

Le fleuve des brumes

A conseiller bien sûr aux amateurs de polars noirs, mais aussi à ceux qui aiment l’Italie et ses charmes mystérieux…

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