Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway

Edité en 1952. USA.

Ernest Hemingway
Ernest Hemingway

The old man and the sea

Santiago est un vieux pêcheur cubain qui partage volontiers ses journées avec un gamin déjà passionné de pêche. Il emmène souvent avec lui le jeune garçon qui l’aide à occuper la solitude des  longues sorties en mer.

Un jour, le vieux Santiago part seul. Au terme de longues journées et nuits de traque, il parvient enfin à attraper le poisson-roi, un espadon énorme qu’il harponne et accroche aux flancs de son petit voilier pour le ramener au port.

Las et satisfait de son exploit, le vieil homme entame alors un long dialogue avec le poisson auprès duquel il s’excuse de l’avoir sorti des eaux et mis à mort. Il lui avoue son respect et sa gratitude. Mais Santiago n’aura bientôt plus le loisir de converser avec l’espadon. Le sang du poisson en a attiré d’autres, une meute de requins qui n’ont de cesse de s’attaquer à la dépouille de l’espadon pour le mettre en miettes et s’en repaître. Santiago se bat, autant pour défendre son bien qui devrait le rendre riche que pour rendre un ultime hommage à l’animal qui s’est bien défendu avant de succomber sous les coups de son harpon.

Les requins, nombreux et tenaces, sont finalement les plus forts. Le vieil homme défend son bien et les élimine les uns après les autres. Au terme d’une lutte âpre et épuisante, il ne parvient à sauver que la tête et la queue de son trophée qu’il rapporte au port. Fourbu, éreinté, le vieil homme trouve à peine la force de rentrer pour s’écrouler sur sa couche et s’y endormir.

C’est là que le gamin, inquiet de sa disparition depuis plusieurs jours, le retrouvera.

Dans ce roman, un grand classique de la littérature de mer, Ernest Hemingway nous dépeint avec précision le travail du vieux pêcheur et sa traque de l’espadon. Dans ce huis-clos à ciel ouvert, il faut y voir bien plus qu’un simple récit de pêche. Cette histoire est une anthologie du courage de l’homme et de sa patience qui n’est pas toujours couronnée du succès attendu mais qui rend un hommage poignant à ceux qui ont la force d’entreprendre et de se battre, l’effort étant toujours plus louable que le résultat.

Le vieil homme et la mer

Ernest Hemingway, récompensé par le prix Nobel de littérature en 1954, a préféré mettre fin à ses jours en 1961. Gravement malade, ce grand bourlingueur, reporter et correspondant de guerre, infatigable militant pour la justice et la paix, a alors choisi d’abandonner le combat contre un ennemi plus fort que lui. Ce livre a été adapté au cinéma par John Sturges en 1958 avec Spencer Tracy dans le rôle du vieil homme.

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