Rien où poser sa tête de Françoise Frenkel

Edité en 1945. France.

Paris sous l'occupation - 14 juillet 1940
Paris sous l’Occupation – 14 juillet 1940

En 1921, Françoise Frenkel, une jeune femme passionnée par la langue et la culture françaises, fonde la première librairie française de Berlin, “ La Maison du Livre “.

Rien où poser sa tête raconte son itinéraire : contrainte en 1939 de fuir l’Allemagne, où il est devenu impossible de diffuser livres et journaux français, elle gagne la France, où elle espère trouver refuge. C’est en réalité une vie de fugitive qui l’attend, jusqu’à ce qu’elle réussisse à passer clandestinement la frontière suisse en 1943.

Rien où poser sa tête, c’est le triste de sort de tous ceux qui sont condamnés à fuir et à continuer lorsque, malgré un répit sommaire et de courte durée, ils doivent de nouveau prendre la route en espérant un ailleurs et un lendemain meilleurs.

Le récit, écrit en français, qu’elle en tire aussitôt dresse un portrait saisissant de la France du début des années quarante.

De Paris à Nice, en passant par Avignon, Vichy, Grenoble, Annecy, Françoise Frenkel est témoin de la violence des rafles et vit sans cesse menacée en raison de ses origines juives. Tantôt dénoncée, tantôt secourue, incarcérée puis libérée, elle découvre des Français divisés par la guerre dont elle narre le quotidien avec objectivité.

Rien où poser sa tête

Rien où poser sa tête, soixante-dix ans après sa publication en 1945 à Genève, conserve, miraculeusement intacts, la voix, le regard, l’émotion d’une femme qui réussit à échapper à un destin tragique.

Ce livre a été préfacé par Patrick Modiano dont on n’avait rien lu depuis son prix Nobel de littérature.

Son titre constitue sans doute une allusion aux évangiles : “ Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l’Homme n’a pas où poser sa tête “. 

Née à Piotrków en Pologne, Frymeta Idesa Frenkel dite Françoise Frenkel étudie la littérature à Paris, à la Sorbonne. Puis elle part pour Berlin où elle fonde en 1921 la première librairie française. Elle la tient avec son mari, Simon Rachenstein, qui est absent du livre, précise Modiano dans son texte. 

Françoise Frenkel est morte à Nice en janvier 1975.

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