Noël Vandernotte. L’extraordinaire destin du plus jeune médaillé olympique de l’histoire de Henri Charpentier

Edité en 2015. France.

Merci à Julien Despres de m’avoir fait découvrir ce livre !

Né le 25 décembre 1924 à Anglet (Pyrénées Atlantiques), Noël Vandernotte a été le plus jeune médaillé de l’histoire des jeux olympiques modernes en décrochant 2 médailles de bronze aux Jeux Olympiques de Berlin de 1936 à l’âge de 12 ans en tant que barreur. Agé maintenant de 92 ans, il se souvient parfaitement de ses débuts dans l’aviron, au côté de ses deux oncles Fernand et Marcel Vandernotte. Toute la famille vit alors au rythme de l’aviron et des entraînements.

Le ptit Nono, médaillé aux JO de Berlin en 1936
Le petit Nono, médaillé aux JO de Berlin en 1936

Le petit Nono, après des mois de travail acharné et d’une abnégation sans faille, finit par gagner sa place de barreur en équipe de France. Le gamin qu’il est, déjà doué d’une maturité exceptionnelle, anticipe parfaitement le conflit mondial qui se prépare, tant il est impressionné par l’évènement berlinois qui sert surtout d’outil de propagande et de vitrine à l’idéologie nazie. Il se souvient très bien de tout ce qu’il a vécu et des sentiments qu’il a alors éprouvés. Il raconte parfaitement que les croix gammées sont de loin plus nombreuses que les anneaux olympiques. Pour lui, le doute n’est pas permis. L’Allemagne nazie veut devenir la plus puissante des nations et écraser le reste du monde.

Sans grande surprise pour lui, la guerre arrive. Le jeune Nono, fidèle à une certaine tradition famille, à ses idéaux et à son sens patriotique, s’engage dans la résistance au côté de son père. C’est en tant que réfractaire au Service  du Travail Obligatoire, caché chez un membre de sa famille au pays basque, qu’il finit la guerre en continuant tout de même à pratiquer au grand jour et au risque de sa vie ses deux grandes passions sportives, l’aviron et le basket-ball. C’est sa carte d’accréditation olympique qui lui sauve la vie un jour qu’il est contrôlé par la Gestapo.

Et la guerre se termine. Nono reprend alors une vie normale. Il reste dans le milieu de l’aviron, tant il a la passion de ce sport chevillée au corps. De barreur, sa croissance l’oblige à devenir rameur. Avec les autres membres de sa famille, il a l’honneur de se constituer un remarquable palmarès essentiellement sous les couleurs nantaises. Il ne cache pas sa déception lorsqu’il n’est pas sélectionné pour participer aux Jeux Olympiques de Londres et s’écarte alors du milieu de l’aviron international.

Il fonde aussi une famille et crée son entreprise de mécanographie puis reprend finalement avec son épouse un portefeuille de cabinet d’assurances à Beaucaire (Gard).

Le 5 avril 2015, Noël Vandernotte est fait Chevalier de Légion d’Honneur par le président de la République François Hollande. C’est Denis Masseglia, président du CNOSF et ancien président de la Fédération Française d’Aviron, qui lui remet sa distinction le 10 octobre 2015. Il a également reçu de nombreuses autres distinctions récompensant toutes un engagement citoyen et sportif exemplaire.

Noël Vandernotte reçoit la Légion d'Honneur des mains de Denis Masseglia
Noël Vandernotte reçoit la Légion d’Honneur des mains de Denis Masseglia – 10 octobre 2015

Ce livre, écrit par Henri Charpentier, journaliste sportif spécialiste de l’olympisme moderne, à partir d’entretiens avec Noël Vandernotte, est un remarquable témoignage sur une époque trouble de notre pays mais aussi un magnifique plaidoyer pour le sport en général et l’aviron en particulier.

Noël Vandernotte

Cet ouvrage a été récompensé par le prix Louis Marin 2016 de l’Association des Ecrivains Combattants.

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