La tête de l’emploi de David Foenkinos

Edité en 2014. France.

David Foenkinos
David Foenkinos

A 50 ans, Bernard perd sa femme Nathalie et son emploi et n’a d’autres ressources que se réfugier chez ses parents, pour survivre et cacher cette situation à sa fille Alice. Il se retrouve coincé au milieu de cet affreux couple de vieux à la vie bien rangée où chacun des deux entretient avec l’autre des relations distantes, artificielles et sans heurt, sous l’ombre bienveillante de la télévision et au rythme des Chiffres et des Lettres, de Questions pour un champion et des repas à heures fixes. Là, on lui dicte sa vie, ponctuée de conseils et de recommandations, et Bernard ne peut quitter la table que lorsqu’on l’y autorise.

Jusqu’au jour où Bernard, redevenu le petit garçon maltraité, rabaissé et malaimé par ses parents, se rebelle et découvre finalement la vie au contact de Sylvie, quinquagénaire fraîchement divorcée, qui lui ouvre les yeux et le coeur, alors que rien ne semblait évident entre eux, Bernard ayant déjà commencé par clamer haut et fort qu’il la trouvait laide à mourir.

De coups de théâtre en rebondissements, ce roman se lit facilement, servi par une écriture riche et colorée. Car David Foenkinos a le sens des formules que lui seul sait si bien mettre en valeur.

Bernard retrouve un emploi, sa fille Alice qui l’a aidé à se reconstruire et déploit ses ailes de jeune adulte qu’il n’avait encore jamais été.

L’épilogue de ce roman arrive trop vite tant on aimerait que Bernard vive d’autres situations loufoques ou graves.

Le tiramisu maison de la dernière page m’a laissé sur ma faim… et Bernard en rit encore…

J’en redemande…

La tête de l’emploi

Après des études de lettres à la Sorbonne et une formation de jazz, David Foenkinos devient professeur de guitare. Il publie par ailleurs plusieurs romans, dont Inversion de l’idiotie, de l’influence de deux Polonais, prix François Mauriac 2001, Entre les oreilles (2002) et Le Potentiel érotique de ma femme (2004) chez Gallimard. L’écrivain est apprécié pour ses textes empreints de légèreté et d’humour. Également scénariste, il coécrit avec Jacques Doillon Trop (peu) d’amour et adapte pour le théâtre la pièce Messie, de Martin Sherman. Il est par ailleurs à l’origine du scénario d’une bande dessinée, premier volet d’une trilogie intitulée Pourquoi tant d’amour ?. En 2005, alors que paraît chez Flammarion En cas de bonheur, il participe à la réalisation d’un court métrage (Une Histoire de Pieds) avec son frère Stéphane avant de publier Les Cœurs autonomes en 2006 (Grasset) et Qui se souvient de David Foenkinos ? en 2007 chez Gallimard. Le livre reçoit le prix Giono. Après Nos séparations (Gallimard, 2008), Foenkinos décroche en 2010 le prix Conversation et le prix des Dunes avec son roman La Délicatesse (Gallimard, 2009). La même année, les Éditions du Moteur publient Bernard tandis que Plon édite Lennon, un ouvrage dans lequel l’auteur (et fan) se met dans la peau du Beatle assassiné. Suivent en 2011 Le petit garçon qui disait toujours non (Albin Michel) et Les Souvenirs, présenté à la rentrée littéraire par Gallimard. La fin de l’année 2011 voit également arriver dans les salles françaises l’adaptation du roman La Délicatesse, avec à l’affiche Audrey Tautou et François Damiens. Un film réalisé par David Foenkinos lui-même, accompagné de son frère. En 2013, il publie chez Gallimard Je vais mieux puis Charlotte, à l’occasion de la rentrée littéraire 2014.

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