Babayaga de Toby Barlow

Edité en 2013. USA.

Toby Barlow
Toby Barlow

Ce roman est d’une folie absolue de la première à la dernière page. Cela commence par des meurtres en série dans le Paris de l’après-guerre. L’inspecteur Vidot, accompagné de son fidèle Bemm, enquête et doit élucider un mystère trouble. Comment le cadavre de Léon Vallet a-t’il fini accroché aussi haut par la nuque au bout des pointes d’une grille ? Et commence alors une invraisemblable cavalcade qui nous emmène des profondeurs de la Russie tsariste au coeur du Paris qui se reconstruit.  Et dans cette saga décoiffante se rencontrent et se croisent des sorcières sans âge aux pouvoirs maléfiques et redoutables, des espions américains, des musiciens de jazz, des publicistes et même quelques bons français de passage. Mais tout serait terriblement triste et plat si l’auteur n’avait eu l’idée incongrue de transformer les deux policiers en puces, les obligeant à se déplacer à dos de chien ou de rat ou dans la toison capillaire de quelques humains de rencontre et si le frère d’un prêtre n’avait été transformé en un rat au regard étrangement humain…

Ce roman est un feu d’artifice de situations toutes aussi loufoques les unes que les autres. L’humour y cotoie l’horreur, l’irrationnel se pimente ici d’une certaine sagesse.

Mais ces sorcières, les Babayagas, ne meurent jamais…

Et lorsqu’arrive l’épilogue de l’histoire et qu’on croit enfin arriver au point final, on apprend que Zoya, la jeune sorcière qui a tout appris de la vieille Elga, n’en a pas fini de tourmenter l’âme du pauvre Will a qui elle a jeté un dernier sort, le condamnant à lui porter un amour éternel et sans issue…

“C’est la plus vieille et la plus simple malédiction, depuis la nuit des temps, et quand elle atteint sa cible, aucun remède ne peut en venir à bout. On l’appelle parfois : l’amour“ conclue Toby Barlow dans ce très long roman dont la lecture sans cesse rebondissante est incontestablement un long et bon moment.

Babayaga
Babayaga

Toby Barlow est né et réside à Detroit, dans le Michigan. Il travaille dans une agence publicitaire le jour et se transforme en écrivain la nuit. Il est l’auteur d’un premier roman “culte“, Crocs (Grasset, 2008).

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