Petit traité d’intolérance de Charb

Edité en 2009. France.

Charb
Charb

Charb, dessinateur satirique assassiné le 7 janvier 2015 lors d’une conférence de rédaction de Charlie Hebdo, en était le directeur de la publication depuis 2009.

Dans ce très court recueil, il règle ses comptes avec tous ces détails de la vie quotidienne qui lui hérissent le poil. Chacun en prend pour son grade dans ces cinquante chroniques dures et acides mais d’une drôlerie incomparable, brossées dans un style vivant et provocateur.

Celui qui affirmait “Je ris de ce que je veux, quand je veux“ passait ainsi à l’acte en collant au piloris de sa plume entre autres les lecteurs de journaux gratuits, les chauves à perruques, les journalistes sportifs, les fabricants de chaussures et les uniformes des agents de la circulation.

Petit traité d’intolérance

Ces pages n’en ont que plus de saveur et se lisent avec un rire intérieur un peu amer, coincé au fond de la gorge, leur auteur étant depuis mort en martyr de sa gouaille et de sa libre-pensée.

Stéphane Charbonnier dit Charb est né le 21 août 1967 en France à Conflans-Sainte-Honorine. Il apprend à dessiner pendant les cours de maths et bon an, mal an finit par être un peu moins nul en dessin qu’en maths. Il publie ses premiers dessins dans le journal du collège à Pontoise où il signe encore de son vrai nom, Charbonnier. Sa signature prend souvent plus de place que le dessin qui l’accompagne, au lieu d’agrandir le dessin, il finit par rétrécir son nom. Il dessine ensuite pour les Nouvelles du Val-d’Oise, l’hebdomadaire local, tout en préparant un bac qu’il aura du mal à avoir du deuxième coup. Il entame un BTS de pub qui, pense-t-il, lui permettra d’apprendre à dessiner tout en lui garantissant un boulot à la sortie. Il arrête tout au bout de trois mois réalisant que le monde de la pub ne correspond pas à la caricature qu’on en fait : la réalité est bien pire. Il dessine alors pour les programmes des salles de cinéma Utopia. La charge de travail n’étant pas suffisante pour justifier un salaire de TUC (travail d’utilité collective), il nettoie aussi les chiottes puis devient surveillant dans un collège d’Argenteuil. Dans le même temps, il place quelques dessins à droite et à gauche (surtout à gauche en fait) et se défoule dans le fanzine Canicule. En 1991, il collabore régulièrement à La Grosse Bertha qu’il quittera en juillet 1992 avec le gros de l’équipe pour participer au relancement de Charlie Hebdo dans lequel il publie encore aujourd’hui l’essentiel de ses dessins et de ses textes. On a pu voir ou apercevoir aussi, au cours des vingt dernières années, ses dessins avec une fréquence variable dans le Monde Libertaire, Télérama, Mon Quotidien, l’Humanité, l’Hebdo, le monde des ados, Fluide Glacial, l’Écho des Savanes, Libération, les Cahiers pédagogiques, la Nouvelle Vie Ouvrière, Rouge, Zoo, Canal+…

Victime d’un assassinat programmé. Le 7 janvier 2015, Charb a fait partie des victimes de l’attentat terroriste islamiste perpétré contre Charlie Hebdo : en pénétrant dans la salle où se tenait la conférence de rédaction, les terroristes se sont d’abord assurés que Charb était bien là en le nommant, puis ils l’ont éxécuté en premier, avant de tirer en rafales sur les autres personnes présentes. Il a été inhumé à Pontoise  le 16 janvier 2015 .

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