Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison d’Arto Paasilinna

Edité en 1998. Finlande.

Arto Paasilinna
Arto Paasilinna

Hirttämättömien lurjusten yrttitarha

Lorsque l’inspecteur principal Jalmari Jyllankëtto débarque dans l’ancien kolkhoze de l’Etang aux Rennes dans l’ouest de la Laponie pour enquêter sur des disparitions mystérieuses, il est bien loin de se douter de ce qu’il va découvrir dans ces mines de fer transformées en champignonnières.

Une fois de plus, Arto Paasilinna, cet écrivain finlandais totalement fantasque, met ici en scène un florilège de personnages picaresques tous aussi savoureux les uns que les autres au coeur d’une nature sauvage qu’il connait bien. Que ce soit le policier dont le destin va basculer ou les occupants de l’exploitation agricole qu’il nous présente au fil de son récit, il nous brosse ici des portraits d’une drôlerie et d’une justesse dont lui seul a le secret. Car, même si la gouaille de cet auteur semble se répéter d’un roman à l’autre à travers des ficelles qu’on connaît, les situations qu’il nous décrit sont toujours aussi inattendues et le fruit d’une imagination débridée et sans limite.

Et c’est sans doute là le génie d’Arto Paasilinna que de nous présenter ce lieu sinistre et rempli de mystère comme un banal potager où quelques excentriques règlent leurs comptes avec la société. Un potager, terme presque désuet désignant ordinairement le jardin à légumes de votre voisin, volontairement repris ici par l’auteur qui en fait un temple de rédemption et de justice…

Avec Arto Paasilinna, les mots prennent une toute autre dimension.

C’est drôle mais cela donne aussi à réfléchir sur les méandres de notre société…

Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison

Arto Paasilinna est un écrivain de langue finnoise né en 1942 en Laponie finlandaise dans un camion en plein exode face aux forces soviétiques.
Successivement bûcheron, ouvrier agricole, journaliste et poète, il est l’auteur d’une trentaine de romans dont Le Lièvre de Vatanen, Le Meunier hurlant “romans cultes dans les pays nordiques“, La Douce Empoisonneuse et Petits suicides entre amis, tous traduits en plusieurs langues et publiés en France chez Denoël.

Losqu’on l’a interrogé sur la suite de sa carrière d’écrivain, Paasilinna s’est encore fendu d’un trait d’esprit en répondant : “Les Finlandais ne sont pas pires que les autres, mais suffisamment mauvais pour que j’aie de quoi écrire jusqu’à la fin de mes jours“.

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