La vérité sur l’affaire Harry Quebert de Joël Dicker

Edité en 2012. Suisse.

Joël Dicker

L’histoire se passe en Nouvelle-Angleterre dans la petite ville d’Aurora et commence le 30 août 1975, jour de la dispariton de la jeune Nola Kellergan, la fille du pasteur David Kellergan. Simple dispariton ou crime ? Ca n’est que 33 ans plus tard qu’on retrouve le cadavre de la jeune fille enterré tout près de la maison de l’écrivain Harry Quebert que tout accuse, entre autre l’exemplaire de Les Origines du mal, un manuscrit signé de Harry Quebert, retrouvé près du corps, qui relate l’histoire d’amour sulfureuse et condamnable de Harry avec la jeune Nola alors âgée de seulement 15 ans. On l’emprisonne rapidement. Les rumeurs circulent dans la petite ville. Le verdict du procès ne fait aucun doute et Harry ne se fait guère d’illusions sur le sort qui l’attend. Et puis arrive Marcus Goldman, écrivain lui aussi. Ce jeune étudiant, protégé de Harry Quebert qui l’a encouragé à écrire, n’aura de cesse d’innocenter son mentor en allant même jusqu’à romancer l’histoire de ce qu’il pressent comme une terrible erreur judiciaire pour en démonter les mécanismes. Il enquête lui-même, prenant de vitesse les forces de l’ordre locales, qui s’inspireront le moment venu de ses découvertes. Tout serait si simple sans l’habileté diabolique de Joël Dicker qui nous embarque de rebondissements en rebondissements et nous fait douter à chaque chapître de la véritable identité du tueur. Et Nola est-elle vraiment cette jeune fille romantique qu’on nous présente ? Ce roman n’est en fait qu’une subtile et très longue imposture où l’auteur lui-même nous ferait presque douter de la réalité de son écriture. On devine à peine ici les ficelles si classiques du style policier. Et quand arrive le point final, on a encore peine à croire que l’histoire est bien finie. Ne s’agit-il pas encore d’un ultime piège que nous tend Joël Dicker ? N’y-a t’il pas une page dérobée dans laquelle l’histoire se continue ?

La vérité sur l’affaire Harry Quebert

Ce roman, qu’on ne lâche plus dès qu’on l’a pris en main, a été largement encensé par la critique et récompensé par de nombreux prix : le Prix de la Vocation Bleustein Blanchet, le Grand Prix du Roman de l’Académie Française et le Prix Goncourt des Lycéens.

C’est un livre magnifique qui confirme la grande maturité littéraire de cet auteur qui n’a que 30 ans et qui n’a pas fini de faire parler de lui…

Et tous mes remerciements à Julien Despres pour m’avoir permis de découvrir cet auteur…

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